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jeudi 10 août 2017

Pompidou Georges

Georges POMPIDOU


né le 5 juillet 1911 à Montboudif (Cantal) et mort le 2 avril 1974 à Paris (IVe), est un haut fonctionnaire et homme d'État français. Il est président de la République française du 20 juin 1969 au 2 avril 1974.

1)- introduction


Le destin a voulu qu'il y ait une coïncidence absolue entre le faîte de sa carrière et sa maladie ; il est malade dès 1968 et ne peut terminer son septennat. Il est atteint d'une forme rare de maladie de la moelle osseuse : la maladie de Waldenström ne pardonne pas...


  • ASC LEO, Soleil en CANCER, avec conjonction apparente à Sirius (domitude Campanus 352°) ;
  • Lune en SCORPIO, en conjonction étroite avec Jupiter, aspect réputé hautement favorable chez un politicien ; mais contre-parallèle # in mundo avec Saturne ;
  • MC TAURUS, en proche conjonction de Saturne en X,  position qui selon A. Barbault peut être problématique chez les politiciens ;
  • Vénus en proche conjonction de l'ASC (maison I) qui accentue le côté positif de la conjonction Lune, Jupiter ; en conjonction apparente avec Regulus (domitude Campanus 6°44') ;
  • Mars en maîtrise, mais en maison cadente (IX) ;
Il y a ici deux scènes qui vont jouer se jouer simultanément : la scène extérieure qui est la conquête du pouvoir et des honneurs ; la scène intérieure qui s'affiche comme une tragédie.

- sur Regulus, je rappelle : If Rising: Great honor and wealth, but violence and trouble, sickness, fevers, acute disease, benefits seldom last, favor of the great, victory over enemies and scandal. The 145th Consideration of Guido Bonnets is as follows: -" That thou see in Diurnal Nativities whether Cor Leonis be in the Ascendant, that is to say, in the Oriental Line or above it one degree or below it three degrees; or whether it be in the tenth in like degrees, without the Conjunction or Aspect of any of the Fortunes, for this alone signifies that the Native shall be a person of great note and power, too much exalted, and attain to high preferment and honors, although descended from the meanest parents. [...]
- sur Sirius : Success in business, occupation connected with metals or other martial affairs, domestic harmony. If rising or culminating, kingly preferment. [Robson, p.209.] - n'oublions pas que G.P. a été banquier... Occupation avec des métaux !

- sur la caractérisation des planètes :
  • HYLEG : VENUS
  • ALCHOCODEN : SOLEIL
  • ANAERETES : MARS

2)- la scène extérieure

En 1934, En 1934, il est major de l’agrégation de lettres et diplômé de l'École libre des sciences politiques. Cet événement est corrélé avec le rapt-parallel Jupiter | Soleil. En voici l'image :

Et c'est l'une des plus importantes directions du thème.


En 1944, G.P. obtient en 1944, par le biais d'un ami gaulliste, René Brouillet (qu'il a connu à l'École normale supérieure), un poste de chargé de mission pour l'Éducation nationale au cabinet du général de Gaulle ; on trouve alors le rapt parallel Soleil | Saturne.




On remarque que l'arc Campanus (orbe 0.15°) est le plus précis.

Lors de la mise en sommeil par de Gaulle du RPF, il recrute Olivier Guichard pour le remplacer, et entre, avec l'appui d'un ami, René Fillon, à la banque Rothschild, en 1954 ; il occupe ce poste jusqu'en 1958. On remarque alors le rapt-parallel Vénus | Mars.



Il peut paraître curieux que deux planètes engagées lors du décès interviennent aussi lors d'événements n'ayant rien à voir avec le destin physique de l'individu. Nous verrons qu'il n'en est rien : les astres se montrent protéiformes sous ce rapport.


On remarque qu'ici les arcs Placidus et Campanus sont les plus précis (je rappelle qu'il s'agit là de pure recherche ; si je recherche la précision, la justesse est encore à venir...) Lors du retour au pouvoir du général de Gaulle, en 1958, il sort de l'ombre en devenant son directeur de cabinet jusqu'à son installation à l'Élysée : de Gaulle l'invite à s'installer à ses côtés dans la voiture présidentielle lors de son investiture. Ayant participé à la rédaction de la constitution, il est nommé, en mars 1959, au Conseil constitutionnel, où il siège jusqu'en 1962


L'arc Campanus est moins précis que le Placidus ou le Regio comme l'indique le tableau suivant :


Après le référendum d'avril 1962 approuvant les accords d'Évian, il est nommé Premier ministre le 14 avril 1962. C'est un quasi-inconnu que nomme le général de Gaulle pour succéder à Michel Debré. Sa carrière faillit s'interrompre quand à l'été 1962, il mit sa démission en jeu pour obtenir du général de Gaulle la grâce du général Jouhaud, l'un des putschistes d'Alger, qui aurait dû être fusillé après sa condamnation à mort. On trouve alors le Rapt-parallel Lune | Vénus, succédant immédiatement à Jupiter | Vénus ; on fait intervenir le mouvement propre de la Lune, qui pour 51 ans est de 1.696° (pas lunaire 12.095°).

Les résultats sont moins précis en pas AR ; ils le sont davantage en pas EQU (0.95 au lieu de 0.97) :


Résultats plus précis pour Regio et Placidus (je rappelle que les directions Regiomontanus et Campanus ne sont pas semblables en rapt-parallel car les numéros matricules des domitudes diffèrent ; elles restent identiques dans les autres occurrences).

G.P. devient président de la République en 1969 ; on relève Venus conj. Soleil in mundo, selon le facteur de conversion équatorial (1.049) ;  en effet la vitesse du soleil est 0.953°, ce qui est lent : le pas de Ptolémée donne 1968).


Outre Venus conj So, on trouve deux aspects in mundo contradictoires où va se jouer, sans doute, la dualité du destin social (extérieur) et personnel : So conj Sa mais So # Ju, Lune dans le même temps ; par ailleurs Sa // Ve. Le tableau suivant résume toutes les directions engageant l'aspect So conj Sa # Ju.

Remarquez à gauche les directions zodiacales, à droite les directions mondiales (calculées d'après les algorithmes de B. Makranski) ; au centre, les facteurs de conversion ; en bas les médianes des arcs et l'année correspondante. Il semble que la précision soit en faveur des directions converses ; cela reste bien sûr à préciser.

3)- la scène intérieure

a)- in mundo



La maladie est marquée par la conj. in mundo Soleil conj Saturne ; lors du décès en 1974, on relève le Rapt-parallel Venus | Saturne.

b)- in zodiaco


En 1968, Mars opp. Vénus est un aspect typique engageant l'hyleg et l'anaerete.



 Cette direction coïncide avec le début de la maladie ; observez que dans le même temps, intervient la direction Vénus conj Soleil. D'autres directions participent à cette situation climatérique. Étudions-les :
***  #Mars conj Venus

Il s'agit d'une direction converse typique. elle s'établit vers 1967-68.


tableau du temps et des heures
Venus conj #Mars

Venus conj #Mars promissor significator

long 147,614 197,007

lat 1,099 -2,124

AR 150,195 194,851

dec 13,340 -8,646

ha -1,947 -2,726

OA 136,298 156,289

dom Campa 5,470 61,733

dom Regio 7,762 69,305

Dom Placidus 9,025 111,681

pôle Regio 45,103 19,695

pôle Campa 45,103 19,695

Pôle Placidus 42,397 13,762

DM D|N D |111,529 - N |68,471 D |156,185 - N |23,81

DA pôle D|N D |14,918 - N |12,503 D |17,053 - N |2,134

DA 13,897 38,562

SA D|N D |103,9 N |76,1 D |81,14 N |98,86

D Horiz 7,63 75,04

Htd* 12,684 16,477
direction Placidus (Htd)
DH** 5,398 1,445 3,95 65,132
TS 38,666 2:34:39,867

lat geo, 45,367


eclip 23,453


birth year 1911


event year 1974


*  heure temporelle (= 1/6e Sad) ** distance horaire, superposable aux positions mondiales



- Placidus (in zodiaco) D = 65.132°, soit 67.11° après transformation en pas AR (1.03)
- Regio-Campanus convers (in zodiaco) D = 67.201°

In mundo (méthode Makranski), on observe :
- Placidus : D = 51.76° (direct)
- Regio-Campanus : -57.9° (converse)

*** #Venus conj Mars

Direction converse en quelque sorte miroir de la précédente, elle s'établit en 1974.


Cette direction permet de poser des questions fondamentales liées à la nature même des directions :

--> la différence exacte entre direction directe et converse, non pas tant au plan théorique que fonctionnel : y-a-t-il une différence réelle en terme d'efficience pouvant nous décider à opter pour l'une ou pour l'autre ? y-a-t-il un facteur quelconque dans le thème pouvant nous décider à réaliser un choix ?
--> il peut y avoir une différence de 10 ans dans l'échéance d'une direction selon qu'elle est directe ou converse : tel est le cas pour la direction qui nous intéresse : #Vénus conj. Mars ;
--> on voit que, depuis le début de ces études, on s'est tourné résolument vers les directions entre parallèles, i.e. 1 conjonction, 1 opposition et 2 aspects parallèles (/ et #) ; et que certains de ces parallèles ont une latitude, chose notée déjà par les auteurs anglo-saxons, mai pratiquement jamais utilisée par les logiciels, sauf Morinus. Gansten, dans son ouvrage sur les directions, n'envisage pas ces aspects de parallèle avec latitude.

Si l'on revient à #Vénus conj Mars, on peut donc envisager la formulation soit en direct, soit en convers ; encore faut-il s'entendre sur cette formulation : en effet, on peut considérer ce que la plupart des auteurs s'entendent à appeler direct, i.e. dans le sens de rotation des planètes sur la sphère ; mais aussi ce qu moi j'entends par mouvement direct, primum mobile, i.e. dans le sens de rotation apparent. L'exception est l'ASC et le MC qui ne peuvent être dirigés que dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.

Nous allons d'abord calculer cet aspect #Venus conj Mars dans le sens convers habituel :

tableau du temps et des heures



#Venus conj, Mars promissor significator

long 324,569 23,007

lat 1,099 -2,124

AR 326,492 22,076

dec -12,303 6,976

ha -5,024 0,290

OA 339,255 29,196

dom Campa 183,599 249,420

dom Regio 185,116 255,222

Dom Placidus 185,901 254,626

pôle Regio 45,252 14,486

pôle Campa 45,252 14,486

Pôle Placidus 43,455 9,840

DM D|N D |72,174 - N |107,826 D |16,59 - N |163,41

DA pôle D|N D |11,925 - N |13,391 D |1,216 - N |14,036

DA 12,762 7,119

SA D|N D |77,24 N |102,76 D |97,12 N |82,88

D Horiz 149,41 113,71

Htd* 12,873 16,187
direction Placidus (Htd)
DH** 5,607 1,025 4,58 74,164
TS 38,666 2:34:39,867

lat geo, 45,367


eclip 23,453


birth year 1911


event year 1974


*  heure temporelle (= 1/6e Sad) ** distance horaire, superposable aux positions mondiales



D = 74.16° en Placidus (in zodiaco) ; ptolemy

- in mundo,
D = -63° en Regio Campa (pas AR) ou -64.17 (pas equ) -
D = -58,98 en Placidus

REG-CAMPA PLAC
AR 1,03
-63,02 -60,77
AR 1,049
-64,17 -61,89

 Le tableau ci-dessous prend les bornes inférieures :

REG-CAMPA PLAC
AR 0,971
-59,36 -57,24
AR 0,953
-58,29 -56,21

B. Makranski a élaboré ses algorithmes en sorte que le signe négatif témoigne d'une direction converse. Toutefois, je le rappelle, c'est la notion inverse que je tiens pour la plus logique, eu égard à l'esprit du système. Voyons à présent cet aspect en sens « direct » tel que je l'entends :

tableau du temps et des heures



#Venus conj, Mars promissor significator

long 23,007 324,569

lat -2,124 1,099

AR 22,076 326,492

dec 6,976 -12,303

ha 0,290 -5,024

OA 29,196 339,255

dom Campa 249,420 183,599

dom Regio 255,222 185,116

Dom Placidus 254,626 185,901

pôle Regio 14,486 45,252

pôle Campa 14,486 45,252

Pôle Placidus 9,840 43,455

DM D|N D |16,59 - N |163,41 D |72,174 - N |107,83

DA pôle D|N D |1,216 - N |14,036 D |11,925 - N |13,391

DA 7,119 12,762

SA D|N D |97,12 N |82,88 D |77,24 N |102,76

D Horiz 113,71 149,41

Htd* 16,187 12,873
direction Placidus (Htd)
DH** 1,025 5,607 4,58 58,980
TS 38,666 2:34:39,867

lat geo, 45,367

AR 1,03
eclip 23,453

60,77
birth year 1911

EQU 1,049
event year 1974

61,89
*  heure temporelle (= 1/6e Sad) ** distance horaire, superposable aux positions mondiales



Remarquez que les directions semblent plus justes dans le sens de rotation du primum mobile, qui entraîne subjectivement la voûte céleste de l'Orient vers l'Occident. C'est du reste de cette manière que procédaient les anciens astrologues-astronomes [cf. Hogendijk, 1998, Progressions, Rays and Houses in medieval islamic astrology : a mathematical classification]. C'est de cette façon que pratiquait Al-Biruni.

Arcs de Makranski :

REG-CAMPA PLAC
AR 0,971
71,25 68,30
AR 0,953
69,96 67,07

Différences entre arcs directs et convers :

REG-CAMPA PLAC


-8,23 -7,53


-5,79 -5,18

On voit que la différence est moins accusée pour la méthode selon Placidus ; cela ne constitue qu'un exemple de ce que l'on peut réaliser sur des centaines de cas, pour faire des statistiques...

Conclusion

Ce thème est analysé par H.J. Gouchon dans Horoscope annuel simplifié (Dervy, 1973) ; Gouchon exploite les directions zodiacales « directes » - qui pour moi sont converses et en l'occurrence constituent une sorte d'hérésie puisqu'elles engagent deux planètes alors que stricto sensu, une direction converse engage un aspect (point fixe) contra une planète (point mobile)... - et analyse la direction Saturne conj Mercure puis Saturne conj Soleil. Son analyse a été reprise par Gérard Laffont dans sa Défense et illustration des directions primaires [les Cahiers astrologiques, n° 208] qui est un vibrant plaidoyer pour H.J. Gouchon et la technique des directions primaires ; je ne peux que m'y associer.







samedi 20 mai 2017

Paul III (Farnese Aless. - Cardano 10)

CARDANO'S TWELVE HOROSCOPES

GENITURA X

 Hieronymi Cardani (1501-1576)

10. Alessandro Farnese - 29 février 1468, Rome -

[Cardano, XII geniturarum, 544, 6h46 am - Garcaeus, 64, 17h23 pm - Gauricus, 21r, 17h23 - Gadbury, 77, cf. Cardano]

On trouve [...] l’horoscope du pape Paul III chez Cardano et dans l'Astrologiae methodus de Garcaeus  ; le premier le met a la date du 28 février 1468 à 6 h 46 du matin, le second au 27 février 1468 à 17 h 23 ; mais les positions des planètes sont pratiquement identiques chez tous deux, ne différant que de quelques minutes de degré ; en particulier, la lune, la plus rapide des planètes, est portée a 16° 34' du taureau par l'un et à 16° 30' du même signe par l'autre, ce qui est, vu la vitesse de déplacement de l'astre, une différence insignifiante et montre bien que l'heure est la même dans les deux horoscopes. L’explication de la divergence sur le quantième vient de ce que la date est exprimée par Garcaeus dans le mode astronomique, où les jours commencent à midi la veille du jour civil ; par conséquent, le 27 février a 17h 23, en date astronomique, tel qu’indiqué par Garcaeus correspond au 28 février a 5 h 23 en date civile : les deux horoscopes n’ont en fait qu’un écart de 1 h 23. [Poulle (Emmanuel), « Discours » [sur l’astrologie dans la société du Moyen Age], Annuaire-Bulletin de la Société De L'Histoire de France 1998, p. 3-14]
 Paul III.Pont.Max.

On trouve toujours chez Cardano cette indication en temps civil en AM ; il faut donc bien relever cette indication sous peine de faire des erreurs : par exemple Cardano indique le thème de son père, Fazio Cardano dans ce style.

Fils de Pierre Farnèse, seigneur de Montalto, après avoir suivi l’enseignement de Pomponius Lætus, il fréquenta l’Académie de Medici à Florence, et acquit une connaissance étendue des littératures grecque et latine. De retour à Rome, il mena d’abord une vie de plaisir; il eut d’une de ses maîtresses un fils, Pierre Luigi, et uue fille, qu’il a reconnus. Il entra ensuite dans la chancellerie apostolique; nommé en 1499 évêque de Montefiascone, il devint cardinal en 1493. La neutralité qu’il garda habilement entre les factions impériale et française le fit élire à la papauté,en 1534,après la mort de Clément VII. Il se mit aussitôt à poursuivre avec adresse et énergie les trois principaux projets qui le préoccupèrent pendant son pontificat : la destruction de l'hérésie et la réforme sérieuse de l’Église, le rétablissement de la concorde entre Charles-Quint et le roi de France , et enfin l’élévation de sa propre famille. Il commença par remédier à beaucoup d’abus de la cour romaine et publia en 1536 les bulles de convocation pour le fameux concile, qui, retarde par plusieurs circonstances, s’ouvrit en 1545, à Trente. Il négocia en 1538 entre Charles-Quint et François 1er l’entrevue de Nice, à laquelle il assista, et il parvint à amener un rapprochement entre les deux princes; à cette môme époque, il conclut le mariage de Marguerite, fille naturelle de Charles, avec son petit-fils Ottavio Farnèse, auquel il donna peu de temps après le duché de Camerino. Dans les années suivantes il envova plusieurs légats en Allemagne, pour négocier avec les protestants un accord sur la foi ; mais, malgré son désir de mettre fin à la scission religieuse, il refusa de sanctionner les concessions faites à la diète de Ratisbonne (1541) par le cardinal Contarini. Dans l’intervalle il fournit des subsides pour la guerre contre les Turcs aux Vénitiens, et lorsque ceux-ci eurent été contraints de signer en 1540 une paix désavantageuse, il chercha à décider l'empereur à attaquer avec vigueur les Osmanlis en Hongrie, oii il envoya un contingent de trois mille hommes. Mais malgré toutes ses instances Charles s’obstina à entreprendre la malheureuse expédition de Tunis. Paul ne réussit pas davantage à déterminer l'empereur à donner le Milanais à son petit-fils Ottavio ; la somme que l’empereur exigea en retour était si énorme, que Paul abandonna cette idée. Une sourde mésintelligence commença à s’établir entre le pape et Cbarles-Quint, dont les adversaires en Italie cherchèrent et obtinrent protection auprès du pape. Mais en 1545 l’entente. se rétablit; le pape, donna enfin l’autorisation pour la réunion du concile œcuménique, tant réclamé par Charles, et il s’engagea à soutenir de toutes ses forces ce prince dans la guerre qu’il méditait contre les princes protestants; en revanche l’empereur ne s’opposa plus à ce que Pierre Luigi, le fils du pape, fût investi des duchés de Parme et «le Plaisance, mesure qui fut hautement désapprouvée par plusieurs cardinaux bien que Paul eût en compensation fait rentrer Camerino et Nepi dans le domaine de l’Église. La guerre de Schmalkade commença; Paul, bien qu’il fît des vœux pour que le catholicisme triomphât à la fin, espérait que cette lutte causerait à Charles de grand embarras, dont il pensait profiter pour miner la domination impériale en Italie. Aussi fut-il désagréablement surpris «les succès étonnants de Charles, qui, dans l’automne de 1546, se trouvait en état de rétablir dans toute l’Allemagne l’ancienne religion. Mais en ce moment, où la plus grande union aurait été nécessaire entre le pape et l’empereur, le premier rappela en Italie les dix mille hommes qu’il avait envoyés rejoindre l’armée impériale, et manifesta ouvertement son refus d’agir de concert avec Charles, en transférant le concile à Bologne; mais les évêques espagnols et napolitains restèrent à Trente sur l’ordre de Charles, outré de ce que dans ce moment décisif le pape lui refusât son concours. C’est ainsi que Paul en hésitant, parues considérations po.it’ques, a contribuer à l’extinction complète de l’hérésie, sauva le protestantisme. La victoire remportée par Charles à Muhlberg le fit songer à se prémunir contre les effets de la colère de l’empereur, dont il put juger par la part que le gouverneur de Milan prit à l’assassinat de son fils, Pierre Luigi, qui était devenu le chef caché de la faction guelfe en Italie, et par l’occupation immédiate de Plaisance par les troupes impériales. Paul se mit à négocier activement entre la France, Venise, la Suisse et les Italiens mécontents une alliance contre l’empereur; mais au moment décisif il craignit d’affronter la puissance de Charles, qui, fort de ses succès, venait, sans consulter le pape, de régler par son fameux Intérim les matières de foi controversées. Lorsque Charles, continuant d’agir sans égard pour Paul, eut refusé de restituer Plaisance et Parme, Paul, afin de mettre Charles entièrement dans son tort, enleva la propriété de ces duchés aux Farnèse et la restitua a l'Église ; à cette nouvelle ses deux petits-fils Ottavio et le cardinal Alexandre Farnèse élevèrent les réclamations les plus bruyantes,et se mirent à nouer des intrigues avec les ennemis du pape ; cette ingratitude brisa le coeur de Paul, qui mourut quelques jours après avoir eu une violente explication avec le cardinal Alexandre.

« Paul JII, dit M. Ranke, était un homme plein de talent et d’esprit; dans la plus haute position, il ne se laissa pas éblouir et n’oublia jamais les règles de la prudence la plus consommée. Il avait des manières aisées, grandes et magnifiques ; rarement à Rome un pape a été aussi aimé. Il nommait les cardinaux sans en prévenir le sacré collège, choisissant parfaitement ceux qui le méritaient. Ce qui n’était pas moins précieux, c’était la liberté qu’il laissait aux cardinaux de le contredire hautement dans le collège. »

Menant de front, dans un chemin hérissé de difficultés, les plus hautes visées en matière de religion et de politique, il fut obligé, dans l’intérêt de sa famille, de se livrer à une politique circonspecte, temporisatrice et qui paraissait souvent se contredire. « Il lui fallut souvent, dit encore M. Ranke, attendre les circonstances favorables, les amener avec prudence et enfin s’en saisir avec adresse et promptitude; c’est à quoi il ne manqua jamais. Les ambassadeurs trouvaient de grandes difficultés à négocier avec lui; sans qu'il parût jamais manquer de courage et de détermination, on l’amenait rarement à prendre une décision; il cherchait toujours à engager les autres, à en obtenir une de ces paroles qui lient ; mais quant à lui il éloignait toujours le moment de se prononcer et de s’engager, et croyant autant qu’aucun de ses contemporains à l’astrologie , il n’entreprenait rien d’important sans avoir consulté les constellations. » Ajoutons encore qu'il ne s'exprimait, soit en latin, soit en italien, que de la manière la plus recherchée et la plus élégante ; ; il choisissait et pesait ses paroles avec un soin extrême, parlant toujours à voix basse et avec la plus lente réflexion.
Onufrio Panvinio, Vita Pauli III. — Raynaldus, Annales. — Ribier, Lettres et Mémoires d'Estat. — Pallavicini, Storia di concilio di Trento. — Gosselini, Vita di Ferr. Gonzaga. — Quirini, Imago pontificis Pauli III. — Riesling, Epistolæ de gestis Pauli III (Leipzig, 1747-1748, in-4°) — Ranke, Geschichte der Papste. — Ersch et Gruber, Encyclopædie.
[Nouvelle biographie générale, etc. dir. Hoefer, Firmin Didot, XXIX, pp. 374-375, 1862 ]

Le thème est dressé pour 5h30 :
  • Mercure angulaire ;
  • Mars et Jupiter en proche parallèle ;
  • étoiles fixes : Alcyone, Bételgeuse, Rigel, Regulus.
On retient que :
- Regulus [On the Ascendant, it will give a courageous and frank character, especially if in conjunction with the Sun, Moon, Jupiter or Mercury. [Fixed Stars and Their Interpretation, Elsbeth Ebertin, 1928, p51-52.]] et Bételgeuse [ Serious and studious mind, shrewd and profitable business dealings, great honor in the Church or law. [Robson, p.147.]] sont en situation assez remarquables dans cette géniture [Jupiter, DS],
- qu'il y a même un « paran » entre Regulus et Rigel.[Great military or ecclesiastical preferment, anger, vexation, magnanimity, much gain acquired by labor and mental anxiety, lasting honors. [Robson, p.198.]]
- la proximité d'Alcyone à Mars sera un facteur de crise ;


Voici quelques dates marquantes, en direction in mundo directes :

- 1493 cardinal-diacre : D L conj V
- 1499 évêque montefiascone  : D J conj M
- 1534 successeur de Clement VII : D J conj V 1532 et L // S 1532 -

Le décès survient de façon brutale ; il s'agit peut-être d'un accident vasculaire cérébral hémorragique :
Paul III, overcome by age and by the great religious and political controverses which were then stirring Italy and Europe, and grieved beyond measure at the sad fate of some of his relatives, died of a violent fever on the l0th day of November, 1549, aged eighty-one years, eight months, and ten days, after a pontificate of fîfteen years and twenty-eight days. He had already promulgated the celebration of the tenth “anno santo,” or Jubilee ; in fact,he is represented in two medals, coined in anticipation of the event, as striking with the silver hammer the Porta Santa, which, however, he did not open. Having died in a villa on the Quirinal hill, his domestics carried his body to St. Peter’s without any pomp, in expectation of the state funeral, which all classes of citizens were wont to attend. [The golden days of the renaissance in Rome, Rodolfo Amedeo Lanciani, Cambridge, chapter III : Paul III, p. 143, 1906]
On relève deux directions : D Soleil # Mars et D Mars # Vénus (1550).

Voilà pour les directions mondiales. En directions zodiacales, nous avons à vérifier l'année 1533 marquée par une maladie sévère.


En 1533, on remarque l'arc zodiacal C #Lune conj. Saturne.

Addendum 25/06/2019





 ALMUTEN


 Almuten = JU or SA (Lilly).
Note : MO conj with ALGOL (zodiacal) with domitude Campanus = 50.7 (so Algol is conjuct with MA). We see also that MO is nearly besieged.

SPECULUM



RAYS



PARALLELS





 ALCHOCODEN



Hyleg = VE and Alchocoden = SA - SU is peregrine so it can't be hyleg. VE is dominant planet.

PRIMARY DIRECTIONS



 

 (m) #SA conj MO







 (m) #MO conj SA (echo direction)


















mardi 11 avril 2017

François Ier

François Ier

François Ier, roi de France de 1515 à 1547, est né le 12 septembre 1494 à Cognac et mort le 31 mars 1547 à Rambouillet.

[Placidus, PM, 139 22h37 ; Junctinus, SA, 489a 21h44 - Gauricus, 54, TA, 22h26 - Cardano, 463 21h40 ]

Journal de Louise de Savoye, duchesse d'Angoulesme, d'Anjou et de Valois" (Foucault, 1820), p. 390: « François, par la grâce de Dieu, roi de France, et mon César pacifique, print la première expérience de lumière mondaine à Cognac, environ dix heures après midi 1494, le douzième jour de Septembre. »
Dans la première moitié du XVIe siècle, les princes firent souvent appel à l’art divinatoire, surtout lorsqu’une difficulté se présentait, qu’on ne pouvait résoudre par les moyens courants de l’administration d’État. François Ier eut beau se moquer des fausses prédictions de Savonarole devant Giovanni Battista Délia Palla, un adversaire des Médicis exilé en France, il fit lui aussi appel aux prophètes. Plusieurs d’entre eux provenaient de sa maison ecclésiastique. Ils furent sollicités pour trouver le meilleur moyen de lire l’avenir et d’interpréter les signes de Dieu. Ainsi, après le Triumphe des vertuz, Jean Thenaud rédigea pour François Ier et à sa demande La saincte et très crestienne Cabale metrifiée. Le roi trouva le manuscrit trop alambiqué et en commanda un second à son auteur, qui fut achevé en 1520-1521 : Traité de la Cabale en prose. Il est intéressant de noter que, de manière subtile, ces deux ouvrages tentaient de détourner le roi de la kabbale magique ou superstitieuse. Jean Thenaud était surtout un astrologue. Il apaisa les inquiétudes de Louise de Savoie concernant la prévision d’une grande conjuration pour l’année 1524. Ses écrits étaient truffés de pronostications, comme le montre le Genealitic de la très sacrée majestèe du Roy très cbrestien. Cet horoscope, qui fut offert à François Ier pour son quarantième anniversaire, était suivi d’une « vie du roi » divisée en plusieurs parties, chacune étant placée sous les bons auspices d’une planète. Le 1er août 1533, dans une lettre à Philippe Chabot, comte de Charny et de Buzançais, l’un des proches de François Ier élevé au rang d’amiral après la bataille de Pavic, Thenaud demanda à son correspondant de remettre l’horoscope à François Ier. Il ajouta ce commentaire pour présenter son travail :
« Mon seigneur, ung chascun scait qu’il n’est aultre plus fidelle ou plus vigillant pour la prospérité et félicité de la très sacrée majesté royalle que vous, et pour ce je vous envoyé le double des révolutions de ses années trente et neuf presque passée et de la quarentiesme qui vient, qui est quelque peu suspecte. Pour ce que vous plaise le contregarder de nouvelles entreprinses, longtains voyages, mesmement par mer ou fleuves, aussi de perilz et dangiers, car noz ennemis seront encores fors ceste année et prospéreront ; laquelle oultre passée jusques à la fin de l'année quarentiesme de sa très felice naissance, sa très grande félicité, gloire et loz immortel viennent sus aveques très longue et très saine vie ». 
 
Le Généalitic ou Horoscope du roi François IerChantilly, musée Condé, ms 420
L'aumônier du roi pensait que de telles prémonitions étaient nécessaires à la prise de décision. Comme il l’écrivit en 1518, à l’occasion de la rédaction d’un autre horoscope dédié à la naissance du dauphin François de France, un roi devait « savoir pour prévoir ». L’astrologie était donc bien pour lui un « savoir », une « science », tandis que la décision relevait de la « prévision », c’est-à-dire d'une « prescience ».
[La prise de décision en France (1525-1559) : Recherches sur la réalité du pouvoir royal ou princier à la Renaissance, ouvrage collectif, IV. Les prophéties de l'astrologie, p. 66-67, Benoist Pierre]
FIGURE I

J'ai dressé le thème pour 21h44. On y remarque une conj assez serrée entre J et Soleil ; une opposition de Mars au MC, et surtout à la Lune. Je reviendrai plus tard sur d'autres éléments très notables. Qu'on me permette de noter une combustion de Jupiter par le Soleil.
 
La comtesse d’Angouléme, qui, comme femme et comme mère, devoit être frappée des moindres détails qui intéressoient celui quelle appeloit son roi, son sei­gneur, son César et sonfils, tient dans son journal un registre fidèle de tous les petits dangers auxquels l'en­fance de François a échappé, de tous les accès de fièvre qu’il a eus, etc. [...]

Au reste, il faut convenir qu’à travers les périls dont toute enfonce est assiégée, et dont François ne pouvoit être exempt, elle remarque deux qui durent faire frémir une mère, et que l’histoire peut ne pas dé­daigner.

Ce prince n’avoit encore que six ans, lorsqu’une haquenée que le maréchal de Gyé, son premier gouver­neur, lui avoit donnée, l’emporta près d’Amboise à travers la campagne, avec une fougue que rien ne put retenir. On crioit, on se désespéroit, tout le monde croyoit le prince perdu. « Mais Dieu, dit la comtesse d’Àngoûlême, ne me voulut abandonner, cognoissant que si cas fortuit m’eût si soudainement privée de « mon amour, j’eusse été trop infortunée. »
[Histoire de François Ier, roi de France, G. Gaillard, Blaise, 1819, introduction, pp. 31-33]
Dans cet accident où François fit une chute  de cheval et se retrouva dans un état critique, en 1502, on note les directions suivantes :


FIGURE II

Deux directions de Vénus et Saturne, sous forme de directions miroir V # Sa s'établissent en cette année. Sept ans après, François se promenant dans un jar­din à Fontevraud, une pierre, lancée apparemment avec une fronde par-dessus les murs, lui porta au front on coup dont la violence fit craindre pour ses jours.


FIGURE III

Là encore, on remarque D Sa conj Lune, faisant suite à la direction précédente sur Vénus.

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Le 13 septembre 1515, le lendemain de ses 21 ans et huit mois seulement après son accès au trône, le roi François 1er écrase les Suisses dans la plaine du Pô, à Marignan.
La lettre que le roi écrivit à la duchesse d'Angoulême, après la bataille de Marignan, suffiroit pour faire connoître son caractère : toute son âme s'y déploie. En parlant de ses généraux et de ses officiers, il prend partout le ton de l’égalité et de l'amitié ; c'est un soldat qui parle de ses camarades ; c'est un père qui parle de ses enfants, dont il est bien content; il loue les vivants avec transport ; il regrette les morts avec une douleur tendre; son ton est toujours le plus flatteur, parce que c’est le plus naïf. D’autres rois se sont fait un principe de dire noblement et avec esprit des choses obligeantes a leurs courtisans ; François I n’a point de système, il suit son cœur, il écrit ce qu’il sent. Quand il parle de lui-même, il ne déguise, ni n’exagère ses exploits, il dit la vérité. Quand il parle de ses ennemis, il ne s’amuse point à détester leur perfidie, il n’insulte point à leur défaite; charmé de leur valeur, il l’admire et la fait admirer, non pour faire le magnanime, non pour relever la gloire de les avoir vaincus ; il cède à l’enthousiasme qu’excite naturellement en lui la valeur, lors même qu’elle lui est funeste [Histoire de François Ier, roi de France, G. Gaillard, Blaise, 1819, I, cap. 1er , p 202]

FIGURE IV


 Cette victoire - et le couronnement de François - sont encadrés par deux directions majeures : D J // V et D L // Sa.


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Le décès - en 1547 - est vraisemblablement survenu des suites d'une maladie vénérienne (syphilis) dont deux manifestations peuvent être répertoriées au moins en 1525, puis en 1536.

FIGURE V

Si nous consultons aux Archives nationales les Archives dites de Simancas, nous aurons des détails sur la maladie de François Ier en Espagne. Il fut affecté d'une mélancolie profonde, réelle ou simulée, pendant l'année de sa détention (24 février 1525 - 7 mars 1526) et sa sœur Marguerite se rendit près de lui. Cette maladie a été exagérée avec intention par Louis de Bourges ou Burgensis, son médecin, qui avait accompagné dans sa captivité. Le médecin Jean de Nismes avait également accompagné le roi. Soit par gracieuseté, soit par méfiance, Charles-Quint avait envoyé deux de ses médecins auprès de son royal prisonnier. François Ier fut en outre affecté d'un abcès au cuir chevelu au niveau de l'occiput, vers la fin du mois d'août. Cet abcès s'ouvrit spontanément le dimanche 24 septembre. C'est pendant le séjour de François Ier à Madrid que furent conclus, le traité de Madrid (14 février 1526) et ses fiançailles avec Léonor d'Autriche, veuve d'Emmanuel le Grand, roi de Portugal, sœur aînée de Charles-Quint. [La mort des rois de France depuis François Ier.; études médicales et historiques, Corlieu Auguste, 1892, Champion, p. 13-16]
 On a dit qu'il s'agissait, dès cette époque, des manifestation d'une syphilis secondaire. Les directions de 1525 mettent en jeu d'une part D S conj. M, // L  ;d'autre part D L # {S, J}. Il est curieux qu'une direction lunaire engageant les astres réputés bénéfiques se trouve synchrone d'un événement contraire. Aussi ais-je approfondi l'étude des points marquants dans le cas de ce thème :

FIGURE VI
 
Trois points doivent attirer l'attention : 
  • le noeud lunaire est en étroite conjonction avec le Soleil, indicateur d'inversion (qu'il faut entendre comme inversion du sens solaire dont la tradition en fait un astre neutre qui peut être orienté) ;
  • Fomalhaut [alpha Piscis Australis] est à 26°46' dans le Verseau en conjonction apparente avec la Lune ; selon Ptolémée, Fomalhaut est de la nature de Saturne [Tetrabiblos, I, 9] ; la domitude est de 308°24'28". Ainsi, observons-nous que Fomalhaut est, in mundo, en opposition avec Jupiter.
  • Regulus [alpha Leonis, Cor Leonis] est à  22°48' dans le Lion, en conjonction avec Mars et agit comme les astres de Mars et de Jupiter. Sa domitude Campanus est de 87°26'20".
 Du 3ème point [Cor Leonis en conjonction avec Mars, Mars étant à l'IC], il s'ensuit que la conjonction du Soleil et de Mars en 1525 indique « violence et prison ». Le 24 février 1525, François 1er est fait prisonnier en tentant d'assiéger Pavie, au sud de Milan. « De toutes choses ne m'est demeuré que l'honneur, et la vie qui est sauve », écrit-il à sa mère Louise de Savoie. Après sa capture, François 1er est transféré à Madrid. Il obtient enfin sa libération en signant un traité calamiteux et en laissant ses deux fils en otage. Mais sitôt libéré, il renie le traité et reprend la lutte contre Charles Quint, n'hésitant pas à s'allier avec les protestants allemands, les Turcs et le corsaire Barberousse. Ce reniement est un des caractères du 2ème point quand Fomalhaut est mal aspecté [je rappelle qu'en radix et in mundo, Fomalhaut est opposé à Jupiter]. Ainsi, il se peut que ces aspects entre deux points marquants de semblable obédience - je parle des directions luni-joviennes - aient pu s'inscrire dans le cadre de l'opposition de Fomalhaut.
A partir de cette époque, la santé du roi fut altérée et nous le trouvons malade à Compiègne pendant un grand mois. « L’an 1538, dit du Bellay, le Roy estant à Compiègne, tomba malade d’une apostume qui lui descendit au bas du ventre, dont il fut en grand danger de mort. » Varillas parle d’un ulcère aux parties que la pudeur défend de nommer. C’est vers cette époque que François Ier reçut les soins du chirurgien Guillaume Vavasseur, qui secreti cujusdam incommodi tractatione intimam tanti Regis obtinuit fiduciam. Etait-ce un bubon syphilitique ? Nous sommes assez porté à le croire. [...] Aucun auteur n’a contesté la maladie donnée à François 1er par la Ferronnière, mais la cause de sa mort a été diversement jugée. Nous ne pouvons ajouter aucune confiance en Varillas, auteur d’une histoire de François Ier, qui vivait au XVIIe siècle, et mêlait souvent le vrai au faux, ni en Brantôme (1340-1014) dont la véracité est douteuse et qui raconte souvent pour le plaisir de raconter. [idem,pp. 18-19]

FIGURE VII

Nous trouvons ici une direction D Sa # {S, J}. Voilà qui nous ramène au 1er point, la conjonction serrée entre le noeud lunaire et le Soleil. La direction entre le Soleil et Vénus qu'on observe Fig. III est donc assimilable à une direction entre Vénus et Mars ou Saturne. Passons maintenant aux circonstances de la mort de François Ier :
Mais il est un contemporain en qui nous pouvons avoir confiance, car il a été témoin de la dernière maladie de François 1er et dès 1546 il adressait à l’empereur Charles-Quint, son maître, les notes les plus précises sur la santé du roi. C’était de Saint-Mauris, ambassadeur d’Espagne. Nous lui laisserons la parole.
« En premier lieu, l’on donne adverfissement qu’il y a jà assez longument que le Roy des chreslien s’est trouvé malade ; et fut ce commencement de son indisposition par une fiebvrc lente qui ly print laquelle l’a tenu plusieurs fois, et sans qu’elle eust jour ny heure certaine, sinon qu'elle fut une fois continue cinq jours, oultre laquelle fiebvrc se dcscouvroit aprez ung apostume soubz les parties inférieures, par lequel ledict Roy a esté grandement molesté et tellement affoibli qui ne se pouvoit substenir sur ses pieds : par où il fut contrainct de tenir le lict ou de demeurer en chayere. Pour la guérison duquel apostume on manda incontinent les plus expers médecins cirurgiens de Paris, lesquelx aprez avoir purgé ledict seigneur Roy luy appliquèrent certain cautère sur ledict  apostumc, afiin de le faire tant pluslost meurir et percer; ayans réitéré ledict cautère jusqu'à ce que ledict apostume se rompist. Mais où l’on esperoit  que ce seroil en ung lieu seulement, ce a esté en trois, et en place bien dangereuses, tellement que l’on ne sçait jusques au présent quelle seurté y peut avoir sa personne. Et mesme que luy advint nagueres ung évanouissement et foiblesse, combien qui soit toujours esté et soit encores en son bon sens et entendement. Et procede ceste maladie de celle qui luy fut quasi semblable lorsque l’Empereur passa d'Espagne par France. Et depuis, selon le succez de ladictc maladie, pour ce que l’évacuation ne se faisoit comme il appartenoit, l'on a appliqué trois nouveaulz cautères audict sire Roy par le moyen dcsquelx luy sont este faiz trois pertuys par lesquelx est diffluée l'umeur pourrye en grande habondance. Et finalement pour mieulx resouldre ladictc maladie, ledict sire Roy a commence de faire la diette, laquelle il doit continuer pendant vingt jours qu'a esté par le conseil de ses médecins, lesquels demeurent tous d’opinion que ceste maladie procède du mal françois, à l’expulsion duquel ladictc diette pourra grandement servir. Si est ce que l’on se craint qu’il n'y ait ulcère en la vesique, réceptacle de l’urine. »
Les médecins rouvrirent la plaie, « de laquelle il sortit une grande infection dont il eut grand soulagement ». Cependant le roi n’avait pas perdu ses forces et sortait en litière. Au mois de février 1547, François Ier, croyant que le changement de résidence lui serait favorable, se rendit à La Muette, château qu’il avait fait bâtir dans la forêt de Saint-Germain, et où il resta sept à huit jours. L’ennui le prit et il alla coucher à Yillepreux : il eut la fièvre toute la nuit. Le lendemain il alla coucher à Dampierre, d'où il se rendit à Limours, à l’époque du Carême-prenant. 11 y resta deux ou trois jours, alla à Rochefort où il essaya d’aller à la chasse. La fièvre le prenait tous les soirs. Il quitta alors Rochefort pour se rendre à Rambouillet, avec l’intention d’y passer une nuit avant d’aller à Saint-Germain. Mais la fièvre redoubla : d’intermittente qu’elle était, elle devint continue   avecques la douleur d’une apostume qu’il avait eue peu de temps au précédent qu’il allast au devant de l’Empereur quand il passa par France ». Le 20 mars le roi était en danger; le 21 les médecins désespèrent de la santé du monarque et Saint—Mauris écrivit au cardinal de Grandvelle que François est très malade, « que son abcez ouvert lui donne la fiebvre par accez, qu’il a grand peur de la mort ». Cet état alla en augmentant. Le mardi matin, 29 mars, le roi « advisa qu'on luy apprestast l'onction, qu’il ne voulut point partir de ce monde sans avoir tous les caractères et enseignes d’un militant soubz l’estendart et conduite de Jésus...

« Le soir d’aprez, un peu devant minuit, luy print une rigueur et un tremblement sy grand que l’assistance désespéra totalement de sa guarison, il print l'onction dévotement, se préparant, luy-mesme respondant..., il luy sembla aprez qu’il voyoit quelque vision dont il n’avait point de peur, comme il disoit, estant si bien accompagné de Jésus-Christ... « Le soir de ce jour-là qui fust le mercredy, luy survint un accident tel qu’on pensait qu’il deust passer, là où le roi se vint présenter à luy à genoux... « Toute la nuict suivante fut en travail de quelques imaginations desquelles il se deffaisoit et revenoit toujours en son sens, remémorant plusieurs passages de l’Escriture... « Le matin à la messe du jour de sa mort qui fust le jeudy dernier dudict mois de mars... aprez la parole et la veuë perdue, il fit certains signes de la croix sur son lict et ainsy qu’on l’exhortait de porter patiemment les douleurs de la mort pour la mort de Nostre Seigneur en ce visage mourant sourioit pourtant et montroit réjouissement..., sur quoy il rendit l’esprit à Dieu entre une et deux heures aprcz midy. »

Le lendemain, après que la mort eut été constatée par les médecins, le corps du roi fut ouvert. « On trouva une apostume en son estomac, les rognons gastés et les entrailles pourries, le gosier en chancre et le poulmon entamé. » Tel est le résultat bien incomplet de l’autopsie que rapporte Saint-Mauris. [ibid pp. 23-27]
FIGURE VIII

Vers 1546, on trouve la direction directe D S # Sa, miroir de celle de 1537 (cf. Fig. VII).