vendredi 7 avril 2017

Don Carlos

Charles d'Autriche (Don Carlos) (Valladolid, 8 juillet 1545 – Madrid, 24 juillet 1568), prince des Asturies, fils de Philippe II d'Espagne et de sa cousine paternelle et maternelle Marie-Manuelle de Portugal.

[Argoli, 198, 23h36 - le thème est donné pour 11h36 du matin ce qui n'est pas possible puisque Felipe II rapporte dans une lettre du 9 juillet 1545 "minuit" du jour précédent, i.e. le 8 - Histoire de Philippe II, Forneron H. , t II, cap xi, p. 103, Plon, 1881]

Le novembre 1513, Philippe II épousa à Salamanque la princesse doña Maria, infante de Portugal, fille du roi Jean III et de Catherine d'Autriche, soeur de Charles-Quint. Ce mariage conciliait les exigences de la politique avec les convenances mutuelles des époux. Les Espagnols voyaient avec plaisir se resserrer l'alliance qui unissait depuis de longues années 1rs deux monarchies de la Péninsule ibérique. Philippe avait seize ans et demi; il était l'un des princes de son temps les mieux faits et les plus agréables. Marie de Portugal, dont l’âge ne différait du sien que de quelques mois, réunissait en sa personne des avantages précieux : sans être grande, elle était bien prise dans sa taille; elle avait de l'embonpoint sans en avoir trop, un visage charmant et un sourire plein de grâce. Elle rappelait beaucoup sa bisaïeule Isabelle la Catholique. Le ciel sembla d'abord vouloir favoriser une union formée sous de si heureux auspices. Philippe avait établi sa résidence à Valladolid; le 8 juillet 1545, à minuit, la princesse y donna le jour à un fils.

Sa délivrance avait été laborieuse, car les douleurs n'avaient pas duré moins de deux jours; mais son état était tout à fait satisfaisant (1). Philippe s'empressa de dépêcher à l'empereur, pour lui porter celte bonne nouvelle, Ruy Cornez de Silva, son écuyer tranchant, et déjà alors son favori.

La joie que répandit dans toute l'Espagne la naissance d'un futur héritier de la monarchie, se changea bientôt en une affliction universelle. Quatre jours après son accouchement, la princesse mourut. Les historiens espagnols ne nous expliquent pas les causes de cette mort inopinée: ils font seulement supposer qu'une imprudence y eut quelque part.
(1) « La princesa continuó su preñado con salud, hasta que ayer, á medianoche, plugo á Nuestro Señor alumbrarla con bien de uu hijo; y aunque tuvo el parto trabajoso, porque duró cerca de dos dias, ha quedado muy buena.... » (Lettre du prince Philippe à l’empereur, écrite de Valladolid, le 9 juillet 1545, dans la Coleccion de documentos inéditos para la historia de España, t. XXVI, p. 467.)
 FIGURE I
Argoli, De Diebus Criticis, p. 198, 1639

J'ai dressé le thème pour 23h36 en me contentant d'ajouter 12h à Argoli. On insistera bien sûr sur la conjonction étroite des luminaires, la Lune en domicile et à l'IC. Mars est en maison V et dans le Lion [je glisse ceci en aparté car j'ai de gros doutes sur l'efficacité du zodiaque et sur le symbolisme des maisons d'une manière générale : quoi qu'il en soit, il est indéniable que Don Carlos eut toute sa courte vie des problèmes de pulsions sexuelles...] ; cette note liée à Vénus également en V et en Lion redouble cette condition ; toutefois, si l'on tient compte du fait que Vénus et Mars sont assez souvent en conjonction, qui a-t-il dès lors d'étonnant ? Par ailleurs, on signale une combustion de la Lune par le Soleil (avec même ce que l'on appelle un cazimi).

FIGURE II

On remarque sur le thème de domitude un # entre V et J. Voici le portrait qui est dressé du jeune Don Carlos :

Le 8 juillet 1545 — moins de deux ans après le mariage de Philippe avec sa première épouse, Maria de Portugal, fille de Catherine, sœur de Charles Quint, et de Jean ni, roi de Portugal — naît l’héritier du trône, Carlos. Lourd héritage génétique que celui des familles royales de Castille et de Portugal ! Accouchement difficile, qui plus est. Il occasionne une infection bientôt suivie du décès, le 12 juillet, de la jeune princesse. [cf. notre page Elisabeth de Valois] Philippe II, bouleversé mais soucieux de cacher ses émotions, se retire au cloître franciscain d’Aguilera. Il semble qu’il ne revoie pas son héritier avant 1548, date du départ de Philippe pour son grand tour d’Europe : Charles Quint a voulu que son fils découvre ainsi ses futures possessions.
Carlos, alors âgé de 2 ans et demi, vit à Alcalá de Henares avec ses tantes, les infantes Maria et Juana, sous la tutelle du vieux Silíceo, Juan Martinez Guigeño. Titulaire de la chaire de philosophie antique de l’université de Salamanque au moment où l’impératrice Isabelle le choisit comme précepteur de son fils, le futur Philippe II, Siliceo était devenu évêque de Carthagène et cardinal-archevêque de Tolède, chapelain de cour et confesseur du roi.
Le petit prince semble atteint de disgrâces nombreuses : « sa tête est énorme, son torse rachitique, ses jambes frêles. Il parle à peine ». Il est malgré tout doté, dès 1549, d’une maison (à Valladolid) que dirigent de fidèles serviteurs. Une vingtaine de personnes veillent sur la chambre et la table de l’enfant, parmi lesquelles une esclave nommée Antona.
En 1554, avant de s’embarquer pour l’Angleterre où il doit épouser Marie Tudor, Philippe II retrouve son fils : « âgé de neuf ans, il a l’air d’un petit vieillard. Sa tête énorme rappelle, étrangement déformés, les traits de Philippe. Il a une jambe plus courte que l’autre et une bosse sur le dos. Il souffre d’épilepsie, de fréquents accès de fièvre et d’une mauvaise digestion ». Il fait la plus mauvaise impression à son grand-père en route pour Yuste. Le portrait ne s’améliore pas : en 1562, à Alcalá où il est étudiant aux côtés de ses parents don Juan et Alexandre Farnèse, l’infant fait une mauvaise chute dans les escaliers « en poursuivant une prostituée ». Il est trépané et on le croit guéri [...]

Catherine Gravet, « Don Carlos, Philippe II et Escurial », Textyles [En ligne], 11 | 1994, mis en ligne le 11 octobre 2012, consulté le 02 octobre 2016.
URL : http://textyles.revues.org/2084
Vésale conseille de trépaner l’infant, qui est opéré par Dionisio Daza Chacon (1510-1596). Don Carlos échappe à la mort en cette année 1562 ; les récits dont nous disposons [cf. Don Carlos et Philippe 2. par m. Gachard, Volume 1, chap. IV, 77, I, 1863] ne laissent aucune équivoque : Don Carlos présentait un hématome sous dural pariéto-occipital gauche, comme en témoignait un « engourdissement » du membre inférieur droit et d'autres signes cliniques (prostration, fièvre, troubles de la vision, etc.). L'indication opératoire était formelle.


FIGURE III

En dirigeant le thème en situation converse, nous avons en 1562 la direction C V # Sa. à laquelle s'ajoute C Sa # V. Je nomme ces parallèles des directions miroir ou écho. Il s'agit souvent de directions très préoccupantes lorsqu'elles engagent un hyleg et un anérète ; c'est bien le cas ici. Je note pour mémoire deux rapt-parallèles [Rp] en direction directe, engageant V et le groupe {S, L} : D V Rp {S, L} 1562 moyennant une rectification de l'heure de naissance à 23h 42 (pour 23h36, l'arc est échu en 1564). Je reviendrai sur ces rapt-parallels des auteurs anglais qui ont souvent été négligés par les Français [H.J. Gouchon dans son Horoscope annuel simplifié (Dervy, 1973) ne leur accorde pas beaucoup d'importance, de même d'ailleurs qu'aux direction mondiales].


FIGURE IV

A noter que les domitudes diffèrent de la Fig. III, parce que les Rp se calculent pour un thème Placidus (semi-arc) in mundo avec le logiciel Morinus (mais le calcul par approximations successives montre qu'en thème Campanus, on aboutit sans rectification à une échéance de l'arc Rp pour le début de l'année 1563).

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J'en viens maintenant au calvaire de Don Carlos, bien connu de l'humanité par l'opéra qu'a tiré Verdi (1867) de toute cette histoire. Don Carlos au cachot :

... Un peu d’attention révèle trois époques parfaitement distinctes dans cette brève et dernière période de la vie de don Carlos. La première comprend les mois de février et de mars : c’est le temps de la fureur, du désespoir dans l'âme du prince, qui voit tous ses projets dévoilés, toutes ses intrigues déjouées, toutes ses espérances anéanties. La seconde comprend les mois d’avril et de mai : les consolations religieuses, la vague pensée d’une délivrance prochaine obtenue par la soumission, et aussi la lassitude physique, semblent avoir momentanément calmé le prince. La troisième enfin comprend les mois de juin et de juillet : don Carlos voit que la douceur lui a été inutile; l’excessive chaleur de l’été lui monte au cerveau; il se livre alors à des transports de rage et à des excès qui amènent sa fin. Les documents, sérieusement examinés, s'accordent pour confirmer ces dates. [...] Il ne nous reste de parfaitement authentique sur la prison de don Carlos que deux pièces importantes : l’une est la lettre du docteur Hernan Suarez au prince, l’autre, une dépêche de Philippe II à don Juan de Zuniga, son ambassadeur à Rome. [...] la première se rapporte à la conduite de l’infant pendant les mois de février et de mars; elle porte la date du 18 avril 1568, et bien qu'à cette époque précise, depuis quelques jours les recommandations de Suarez n’eussent plus de raison d’être, ce qu'il ignorait en écrivant, sa lettre témoigne des vives inquiétudes que l’exaspération du prince avait excitées parmi ceux qui s’intéressaient à son sort : « Les affaires de V. A., dit-il, sont dans un état si périlleux et se sont engagées de telle sorte, que moi qui désire vivement les voir s’améliorer, j’en redoute l’issue, car elle pourrait être pire qu’on ne le saurait imaginer. » En prison, durant les deux premiers mois, il était — la lettre de Suarez le démontre — demeuré dans les mêmes sentiments : sa haine contre son père était toujours aussi vive : il est même vraisemblable qu’elle avait augmenté, et l’on peut admettre sans crainte les renseignements que donne l’ambassadeur; il le représente comme « très-malade de contentement et desconfié de liberté, sans qu’il se puisse tenir de faire toujours et de dire des follies et de mal parler du roy son père ... Il mange bien peu et à regret et dort moins que rien, ce qui n’est pas pour lui amender son entendement; il devient maigre et sec à veüe d’œil et les yeux enfoncés dans la teste. » L’amélioration soudaine de la santé de don Carlos ne s’était pas soutenue; peu de temps après sa communion du mercredi de Pâques, les symptômes de délire, la fièvre, les crises de fureur reparurent : « Il mène, écrit le nonce, une vie de désespéré. » [...] Ces excès lui devaient être funestes; la fièvre redoubla et se compliqua de Du 10 au 21 juillet, la situation devint tout à fait désespérée. Le 15, Philippe II, averti des progrès de la maladie, revint de l’Escurial. L’infant refusait obstinément de prendre rien autre chose que de l'eau froide; il était tombé dans un tel état de faiblesse, qu’on s'attendait, d’un instant à l'autre, à le voir succomber.  Le 21, le nonce écrivait à sa cour qu’il était à l'extrémité; l'ambassadeur de France ne lui donnait pas trois jours à vivre; Olivarés avertit Ruy Gomez que le malade, à ses yeux, était condamné. Dans la matinée de ce jour, le prince avait demandé son confesseur : les approches de la mort, l’imposante gravité de ceux qui veillent auprès du lit des mourants et aussi l’extrême faiblesse physique, avaient calmé le malheureux don Carlos, et son âme goûtait déjà cette sérénité suprême qui adoucit l'amertume de la dernière heure ; il reçut l’absolution avec pleine connaissance, et, dit-on, demanda à voir son père.[...] Pendant la nuit qui précéda la vigile de Saint-Jacques (21 juillet), l'infant interrompit tout à coup les prières qu’on répétait autour de lui et demanda l’heure. On lui répondit qu’il n'était pas encore minuit. Il se tut, continua d’adorer le crucifix qu'il tenait à la main, et pendant quelques instants on n’entendit plus dans la chambre que la voix du prêtre qui lisait les paroles saintes. Le médecin s’était retiré; il n’y avait auprès du prince agonisant que les gentilshommes de service et le P. Diego de Chavcs. Don Carlos se souleva de nouveau quelques minutes plus tard et une seconde fois demanda l’heure. Le jour qui devait être le dernier de sa triste vie avait commence : il était plus de minuit. L'infant, recevant cette réponse, murmura : « Il est temps. » Comme son aïeul Charlcs-Quint, qui, dix ans auparavant, à l’instant suprême, avait prononcé les mêmes paroles, don Carlos se sentait mourir. Il ordonna qu’on lui mît un cierge dans la main, et s’adressant à son confesseur, d’une voix faible et émue par les angoisses dernières : « Aidez-moi, mon père, » dit-il; il ajouta, en se frappant la poitrine, quelques paroles qui devinrent de plus en plus confuses. On crut cependant entendre ces mots de la liturgie catholique : « Deus, pronitius esto mihi peccatori » Ils se confondirent avec son dernier souffle : quelques secondes après il expira. Il avait vingt-trois ans six mois et seize jours (24 juillet 1568)

Don Carlos et Philippe II, Charles de Moüy, Didier, 1863, chap. X, extraits (pp. 268-298)

FIGURE V

Nous trouvons formées trois directions converses entre fin 1567 et juillet 1568 (thème dressé pour 23h39) :
  • (1) C M // {L, S} en décembre 1567 (emprisonnement en janvier 1568 à l'Alcazar de Ségovie)
  • (2) C L // M en janvier 1568
  • (3) C V conj {S, L} à partir de juillet 1568
Là encore, nous observons qu'il s'agit de directions miroir, le groupe (1) répondant au groupe (2). Cette véritable « constellation » planétaire n'est pas le fait d'une simple translation : on remarque une augmentation de l'écart en domitude des groupes {S, L} et M envisagés en radix et sur le thème dirigé. Il est clair que ce « delta » est imputable au système de maison et qu'il diffère selon le système employé [il est nettement plus important pour le système Regio-Campanus que pour le système Placidus].
En mode Campanus, un Rapt parallel se forme pour 8/1568 Rp M/V ; en mode Placidus, ce même Rapt Parallel survient le 22 juillet 1568 [les domitudes sont, pour M : 80°46'51" et pour V : 99°16'02"].

influence des étoiles :
  • Alphecca, en opposition avec l'AS dont la domitude est 219°09'34" ; conjonction in mundo radix entre Jupiter et Alphecca
  • Procyon, à l'IC, de domitude 87°50'38".
 En 1562, date à laquelle Carlos présente un traumatisme crânien grave, nous avons une conjonction directe Mars - Procyon. [cf. Fig IV] ; de même conjonction C Saturne  -Jupiter et Alphecca.

rapt parallels :

a)- en  1563, lors du traumatisme crânien auquel Don Carlos ne survécut que grâce à une trépanation dirigée par Vésale


FIGURE VI
 - Rp {Soleil, Lune} | Vénus - Mars conjonction Procyon - (rappel conjonction radix à 2° près entre Alphecca et Jupiter) -

b)- en 1568, année du décès


FIGURE VII
 - Rp Mars | Vénus - Notez que les deux Fig. (1563 et 1568) aident à bien comprendre que c'est le système axial (primum mobile) qui se déplace et nullement les planètes : on comprend ainsi qu'il n'est pas logique de considérer un déplacement de sens direct ; seul le mouvement convers doit prévaloir.


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In November 1513, Philip II married in Salamanca the Princess Doña Maria, infant of Portugal, daughter of King John III and Catherine of Austria, sister of Charles V. This marriage reconciled the exigencies of politics with the mutual conveniences of the spouses. The Spaniards saw with pleasure the tightness of the alliance which had united for many years two monarchies of the Iberian Peninsula. Philip was sixteen and a half years old; He was one of the princes of his time, the best made and the most agreeable. Marie de Portugal, whose age differed from her only a few months, united in her person precious advantages: without being great, she was well taken in her size; She was overweight without having too much, a charming face and a smile full of grace. She was very reminiscent of her great-grandfather, Isabelle la Catholique. At first the sky seemed to wish to favor a union formed under such auspicious auspices. Philip had established his residence at Valladolid; On July 8, 1545, at midnight, the princess gave birth to a son. His deliverance had been laborious, for the pains had not lasted less than two days; But his condition was quite satisfactory. Philip hastened to dispatch to the Emperor, to bring him the good news, Ruy Cornez de Silva, his sharp squire, and already then his favorite.


The joy which spread throughout Spain the birth of a future heir to the monarchy soon changed into a universal affliction. Four days after her delivery, the princess died. The Spanish historians do not explain to us the causes of this unexpected death: they merely suppose that an imprudence was there somewhere. 


I comput the natal chart for 23:36 by just adding 12 hours to Argoli. Of course we will insist on the close conjunction of the luminaries, the moon ruler of Cancer and at the IC. Mars is in house V and in the Lion [I say this aside because I have big doubts about the effectiveness of the zodiac and the symbolism of houses in a general way: but, it is undeniable That Don Carlos had all his short life problems of sexual impulses ...]; This note related to Venus also in V and in Lion redoubles this condition; However, if one takes into account the fact that Venus and Mars are quite often in conjunction, which then is it astonishing? 
One notices on the theme of domitude a # between V and J. Here is the portrait that is drawn up of the young Don Carlos:

    
On the 8th of July, 1545, less than two years after Philip married his first wife, Maria de Portugal, the daughter of Catherine, sister of Charles V, and John the King of Portugal, the heir to the throne, Carlos, was born. Heavy genetic heritage than that of the royal families of Castile and Portugal! Difficult delivery, moreover. It causes an infection soon followed by the death, on July 12, of the young princess. [Cf. Our page Elisabeth de Valois] Philippe II, upset but anxious to hide his emotions, retires to the Franciscan cloister of Aguilera. It seems that he did not see his heir again until 1548, the date of Philippe's departure for his great tour of Europe: Charles Quint wanted his son to discover his future possessions.

    
Carlos, then two and a half years old, lives in Alcalá de Henares with his aunts, the infantes Maria and Juana, under the tutelage of the old Silíceo, Juan Martinez Guigeño. Titular of the Chair of Ancient Philosophy of the University of Salamanca at the time when the Empress Isabella chose him as preceptor of her son, the future Philip II, Siliceo had become Bishop of Cartagena and Cardinal-Archbishop of Toledo, chaplain of court and Confessor of the king.

    
The little prince seems to be suffering from many disgraces: "his head is enormous, his chest is rickety, his legs frail. He barely speaks. " In 1549, however, he was endowed with a house (in Valladolid) run by faithful servants. About twenty people watched over the room and the child's table, among them a slave named Antona.

    
In 1554, before embarking for England to marry Marie Tudor, Philip II found his son: "nine years old, he looks like a little old man. His enormous head recalls, strangely deformed, the features of Philip. He has one leg shorter than the other and a bump on his back. He suffers from epilepsy, frequent bouts of fever and poor digestion ". He made the worst impression on his grandfather on his way to Yuste. The portrait does not improve: in 1562, in Alcalá where he is a student alongside his parents Don Juan and Alexander Farnese, the infant makes a bad fall on the stairs "by pursuing a prostitute". He is trepaned and is believed to be cured [...]
 


Vesalius advises trepaning the infant, which is operated by Dionisio Daza Chacon (1510-1596). Don Carlos escapes death in this year 1562; The accounts we have [cf. Don Carlos and Philippe 2. by m. Gachard, Volume 1, chap. IV, 77, I, 1863] leave no doubt: Don Carlos presented a subdural haematoma under the left parieto-occipital, as evidenced by a "numbness" of the right lower limb and other clinical signs (prostration, fever, vision, etc.). The operative indication was formal.

By directing the natal chart in converse, we have in 1562 the direction C V # Sa. to which is added C Sa # V. I name these parallels : mirror directions or echo directions. These are often very worrying directions when they engage a hyleg and an anaeretes; This is the case here. I note incidentally two rapt-parallels [Rp] in direct direction, with V and the group {S, L}: DV Rp {S, L} 1562 by means of a time-of-birth correction at 23:42 (for 23:36, with term in 1564). I shall return to these rapt-parallels of English authors who have often been neglected by the French [H.J. Gouchon in his simplified annual Horoscope (Dervy, 1973] does not attach much importance to them, just as to mundane directions. We add a MO combust with a cazimi effect.

I now come to the ordeal of Don Carlos, well known to mankind by the opera that Verdi (1867) drew from this whole history. Don Carlos in the dungeon:


    
... A little attention reveals three perfectly distinct epochs in this brief and last period of Don Carlos' life. The first includes the months of February and March: it is the time of fury, of despair in the prince's soul, which sees all its projects revealed, all its intrigues thwarted, all its hopes annihilated. The second includes the months of April and May: religious consolations, the vague thought of an approaching deliverance obtained by submission, and also physical weariness, seem to have temporarily calmed the prince. The third finally includes the months of June and July: Don Carlos sees that sweetness has been useless; The excessive heat of summer rises to the brain; It then engages in transports of rage and excesses that bring its end. The documents, seriously examined, agree to confirm these dates. [...] Only two important documents remain on the prison of Don Carlos: one is the letter of Dr. Hernan Suarez to the Prince, the other a dispatch from Philip II to Don Juan de Zuniga , His ambassador to Rome. [...] the first relates to the conduct of the infant during the months of February and March; It is dated April 18, 1568, and although at this precise period, during the last few days, Suarez's recommendations had no longer any raison d'etre, which he did not know when he wrote, his letter testifies to the great anxiety The exasperation of the prince had aroused among those who were interested in his fate: "The affairs of VA," he said, "are in such a perilous state, and have been engaged in such a way that I, Improve, I dread the outcome, because it could be worse than imagined. In prison, during the first two months, he was - as Suarez's letter shows - in the same sentiments: his hatred against his father was still so intense: it is even probable that it had increased, and May without fear admit the information given by the ambassador; He represents him as "very ill of contentment and of freedom, without his being able to do always and to speak follies, and to speak ill of the king his father." He ate very little and with regret, and slept Less than nothing, which is not to amend his understanding; He becomes thin and dry with eyes and eyes sunk in the head. The sudden improvement in the health of Don Carlos had not been sustained; Shortly after his communion on Easter Wednesday, the symptoms of delirium, fever, and fits of rage reappeared: "He leads," writes the Nuncio, "a life of despair. These excesses must have been fatal to him; The fever redoubled and became complicated. From the 10th to the 21st of July, the situation became quite desperate. On the 15th, Philip II., Informed of the progress of the disease, returned from the Escorial. The Infant obstinately refused to take anything but cold water; He had fallen into such a state of weakness, that he was expected, at any moment, to see him succumb. On the 21st the nuncio wrote to his court that he was at the extremity; The French ambassador did not give him three days to live; Olivares warned Ruy Gomez that the patient, in his eyes, was condemned. In the morning of that day the prince had asked his confessor: the approach of death, the imposing gravity of those who watch over the bed of the dying, and also the extreme physical weakness, had calmed the unfortunate Don Carlos, and his The soul already enjoyed that supreme serenity which softened the bitterness of the last hour; He received absolution with full knowledge, and, it is said, asked to see his father ... During the night preceding the vigil of St. James (July 21) the infant suddenly interrupted the Prayers repeated around him, and asked for time. They replied that it was not yet midnight. He was silent, continued to adore the crucifix which he held in his hand, and for a few moments nothing was heard in the room but the voice of the priest reading the holy words. The doctor had retired; There was only the gentlemen of the service and Father Diego de Chavcs with the dying prince. Don Carlos rose again a few minutes later and a second time asked for the time. The day that was to be the last of his sad life had begun: it was past midnight. The infant, receiving this reply, murmured: "It is time. Like his grandfather Charlcs-Quint, who, ten years before, at the supreme moment, had pronounced the same words, Don Carlos felt himself dying. He ordered a candle to be placed in his hand, and, addressing his confessor, in a feeble voice, moved by the last anguish, "Help me, father," said he;
He added, by striking his chest, a few words which became more and more confused. These words of the Catholic liturgy, however, were thought to be "Deus, pronitius esto mihi peccatori." They blended with his last breath: a few seconds later he expired. He was twenty-three years old, six months and sixteen days (July 24, 1568)

We find three converse directions between late 1567 and July 1568 (theme drawn for 23:39):

    
(1) C M // {L, S} in December 1567 (imprisonment in January 1568 in the Alcazar of Segovia)
    
(2) C L // M in January 1568
    
(3) C V {S, L} starting from July 1568Again, we observe that these are mirror directions, the group (1) corresponding to the group (2). This real planetary "constellation" is not the result of a simple translation: we notice an increase in the deviation in the domitude of the groups {S, L} and M envisaged in radix and on the directed theme. It is clear that this "delta" is due to the house system and that it differs according to the system used [it is much more important for the Regio-Campanus system than for the Placidus system].In Campanus mode, a parallel Rapt is formed for 8/1568 Rp M / V; In Placidus mode, this same Rapt Parallel occurs on 22 July 1568 [the domitudes are for M: 80 ° 46'51 "and for V: 99 ° 16'02"].


 

mardi 4 avril 2017

Felipe II

FELIPE II

  

Philippe II ( à Valladolid, 4h pm - au palais de l'Escurial)

[Philip II: Par William Thomas Walsh, Sheed & Ward, 1937, 1965]

La goutte, la coutume d’une vie sédentaire, et probablement aussi les remèdes des médecins, avaient depuis longtemps épuisé Philippe II. Avant qu’il eût atteint ses soixante dix-ans, il ne pouvait plus se tenir debout ni assis. Son état ne tarda point à être connu de toute l’Europe : les regards se tournèrent vers son fils, le débile prince Philippe : « — J’espère que Dieu me donnera la grâce qu’ayant bien servi Sa Majesté, je ferai à jamais le semblable envers Votre Altesse », écrivaient déjà les courtisans éloignés . Le mardi 30 juin 1598, le roi s’étend sur une litière et se fait transporter à l’Escurial.
Tout en restant « sur les épaules », il continue à se faire communiquer tous les dossiers. Au bout de trois semaines, la fièvre l’oblige à abandonner le travail. Des abcès s’ouvrent à la main droite et au pied droit. Son médecin Mercado annonce que la fin semble proche. Un des genoux enfle et se fend. Le malade reste cinquante-trois jours sur le même lit, sans remuer; on ne le change ni ne le lave; les draps s’imprègnent des évacuations, des sueurs, des suppurations. La vermine envahit ce pauvre corps ; la racine de chaque poil est rongée ; le pansement tire de la cuisse deux écuelles de pus; la chair se détache aux reins et aux épaules. La peau est dévorée par les parasites, les plaies par la gangrène. Le roi ressent un tel dégoût de lui-même qu’en se faisant montrer sa bière, capitonnée de satin blanc, il recommande de placer d’abord le corps dans un cercueil de plomb, pour ne pas souiller la soie.  « — Voyez, mon fils, disait-il ; voyez où aboutissent les grandeurs de ce monde ; voyez ce que c’est que la mort, et profitez, car demain vous allez régner. » Philippe II mourut le 12 septembre, les yeux fixés sur le crucifix. [Philippe II, chap. IX, vol. 4, pp. 289-290, H. Forneron, 1882, Plon]

FIGURE I

[Junctinus, Speculum astrologiae, 926a 3h43 pm ; Gauricus, Tractatus tertius, 40a 2h48 pm ; Stadius, 3h41 pm ; Garcaeus, Astrologiae Methodus, 23, 4h15 pm] Le thème se caractérise par un Sa fort, situé au DS ; une conj. {J, V} ; le MC est isolé. Le décès survient donc, au terme d'une maladie fort cruelle où la goutte chronique a sa part et qui a dû se compliquer fatalement de sepsis et de gangrène vers la fin. Il n'est pas facile d'isoler un hyleg dans la mesure où certains points marquants peuvent être considérés en situation soit de prometteur, soit de significateur : ainsi Sa qui explique tant certains aspects du caractère de Philippe II :
 Associé à un mythe de succession, Saturne renvoie à l’image d’un roi qui n’en finit pas de régner et dont la mort aurait permis à la royauté de s’incarner dans un roi plus jeune. La durée exceptionnelle du règne de Philippe II alimenta, à la fin de sa vie, toute une série d’écrits et de remarques satiriques. Ceux-ci témoignent, certes, du mécontentement que suscitait sa politique mais, de façon plus fondamentale, elles expriment l’idée ancestrale suivant laquelle pour mieux protéger l’image idéale d’une royauté d’essence divine, il fallait mettre un terme à l’exercice du roi avant sa dégénérescence physique ou la naissance d’un conflit. On songe à la description de Philippe II faite par l’ambassadeur vénitien Nani qui insiste sur l’acharnement du roi à vouloir gouverner jusqu’à son dernier soupir sans laisser la place à son fils. [Le pouvoir au miroir de la littérature en Espagne aux XVIe et XVIIe siècles, Augustin Redondo, p. 67, Presses de la Sorbonne, 2000]
Certains éléments du thème sont contradictoires : ainsi V est fort en principe (puisqu'en Taureau) mais allié à J, plutôt faible (opposé  au Sagittaire). On pourrait presque ajouter, avec Bertholet :

« L'Espagne offre la combinaison de Vénus et Saturne ; Vénus y est cynique et Saturne s'appelle Philippe II » [les secrets du Sâr Joséphin Péladan]
 Je ne sais, à la vérité, si cet auteur a étudié le thème de Philippe II, mais il me semble que l'allusion est très bien vue. On prétend aussi que le roi s'habillait en noir vers la fin de sa vie pour s'attirer les bonnes grâces de la planète Saturne ! [cf. I. Cloulas, Philippe II, p. 304, Paris, Fayard, 1992]. Quoi qu'il en soit, voyez les directions primaires in mundo en converse pour l'époque du décès :

FIGURE II

La conj L - Sat s'affiche au couchant et Sa vient de dépasser le groupe {J, V}. Philippe II est complètement impotent depuis 1595 mais conserve le pouvoir. Il est intéressant ici de comparer plusieurs clefs de conversion du temps et des âges sur ces deux arcs directionnels :

[The L - Sat is displayed at the sunset and Sa has just passed the group {J, V}. Philip II is completely impotent since 1595 but retains power. It is interesting to compare several keys of time and age conversion on these two directional arcs:]



 TABLEAU I

 J'ai testé les pas de conversion (clé primaire) disponibles dans Morinus ; j'en profite pour rappeler que :
  • le pas de Naibod a été adopté par Valentin Naibod (1527-1593) et correspond à une moyenne de 0°59'08" ;
  • celui de Ptolémée correspond à l'équivalence simple 1° (il paraît que cette mesure était utilisée par les auteurs anciens...) ;
  • celui de Cardan 0°59'12"" ;
  • le pas en long. [i.e. écliptique], variable et dans le cas présent de 0°57' ;
  • le pas en AR [pas de Tycho Brahe (1546-1601)]
  • enfin un pas X que je teste actuellement ;
A noter que je n'ai pas employé dans le cas présent l'option du mouvement secondaire de la Lune (approximativement 3° 20' pour les quelque 5 heures depuis la naissance) ; Voyons à présent les directions directes :

[I tested the conversion steps (primary key) available in Morinus; I take this opportunity to remind you that:

     The step of Naibod was adopted by Valentin Naibod (1527-1593) and corresponds to an average of 0 ° 59'08 ";
     That of Ptolemy corresponds to the simple equivalence 1 ° (it seems that this measure was used by ancient authors ...);
     That of Cardan 0 ° 59'12 "";
     The long step. [ie. Ecliptic], variable and in the present case 0 ° 57 ';
     The step in AR [no Tycho Brahe (1546-1601)]
     Finally a step X that I am currently testing;

Note that I have not used in this case the option of the Moon's secondary motion (approximately 3 ° 20 'for about 5 hours since birth);
Let us now look at the direct directions:]




 FIGURE III

Nous observons deux directions en sens « direct » : D M // S (1599) ; D J conj Sa (1601) n'est pas décomptée puisqu'elle apparaît déjà en DC (Fig. II). On observe également un rapt parallel Rp M | Lune (pour la clef AR). Reprenant le tableau clef de conversion, nous avons :

[We observe two directions in the "direct" sense: D M // S (1599); D J conj Sa (1601) is not counted since it already appears in DC (Figure II). Using the key conversion table, we have:]


Deux clefs donnent les meilleurs résultats : AR et X. Évidemment, il n'est pas question d'envisager la moindre conclusion de ces résultats, qui ne sont donnés là qu'en matière d'illustration de notre technique de travail. Examinons maintenant quelques dates dans la vie « sociale » de Philippe II avec le pas AR :
  • 1540, duc de Milan : C L // J (1540) - D S opp M (1540)
  • 1554, roi de Naples et de Sicile : D Sa // M (1553)
  • 1557, victoire de Saint-Quentin : D M // Sa (1558) - C L // S (1558) - 
  • 1559, traité du Cateau-Cambrésis : C M opp {V, J} (1559-1560}
  • 1580, roi de Portugal et des Algarves : D L // {J, V} (1579, 1580}
  • 1588, semi-désastre de l'Invincible Armada (tempête) : D Sa conj L (1588)
On mesure bien que la substance des points marquants ne peut être jugée dans un thème que par rapport à leur situation accidentelle comme je l'ai déjà remarqué. Si nous examinons le cas de Sa, qui est tour à tour prometteur ou significateur, c'est en lien avec les des événements déterminants comme ceux de 1554 ou, surtout de 1557.

[Two keys give the best results: AR and X. Obviously, there is no question of envisaging any conclusion of these results, which are given here only as an illustration of our technique of work. Let us now examine some dates in the "social" life of Philip II with the step AR:

    
1540, Duke of Milan: C L // J (1540) - D S opp M (1540)
    
1554, King of Naples and Sicily: D Sa // M (1553)
    
1557, Saint-Quentin's victory: D M // Sa (1558) - C L // S (1558) -
    
1559, treaty of Cateau-Cambrésis: C M opp {V, J} (1559-1560)
    
1580, King of Portugal and the Algarves: D L // {J, V} (1579, 1580)
    
1588, semi-disaster of the Invincible Armada (storm): D Sa conj L (1588)It is well understood that the substance of the points of reference can only be judged in a theme in relation to their accidental situation, as I have already remarked.
If we examine the case of Sa, which is in turn promising or significant, it is in connection with the decisive events such as those of 1554 or, especially of 1557.]


FIGURE IV
  
FIGURE V


Les Fig. IV et V montrent le « ballet » des 2 directions directes en // qui s'expriment entre M et Sa.

[Figs. IV and V show the "ballet" of the 2 direct directions in // which are expressed between M and Sa.]

influence des étoiles
  •  Rigel en conjonction avec le Soleil (10°14' en Taureau) ; domitude Campanus : 176°58'19".
  • Fomalhaut en conjonction avec la Lune (27°13' en Verseau) ; domitude : 114°58'49".


Rigel est in mundo en conjonction avec Saturne et Fomalhaut conserve sa conjonction in zodiaco avec la Lune. On remarque qu'à l'époque du décès (1598), le groupe {J, V} est parvenu - direction directe - à la conjonction de Rigel (et à l'opposition de l'AS), cf. Fig II. En direction converse, on relève : Vénus opposition Fomalhaut.


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Gout, the custom of a sedentary life, and probably also the remedies of doctors, had long exhausted Philip II. Before he had reached his seventy years, he could no longer stand or sit. His condition soon became known to the whole of Europe: his eyes turned to his son, the feeble Prince Philip: "I hope that God will give me the grace that, having served his Majesty well, I will make for ever The like to your Highness, "wrote the distant courtiers. On Tuesday June 30, 1598, the king lay on a litter and was transported to the Escurial. While remaining "on the shoulders", he continues to be communicated all the files. At the end of three weeks, the fever forces him to abandon work. Abscesses open to the right hand and right foot. Her doctor Mercado announces that the end seems close. One of the knees swells and cracks. The patient remained fifty-three days on the same bed, without stirring; It is neither changed nor washed; The sheets are impregnated with evacuations, sweats, suppurations. Vermin invades this poor body; The root of each hair is eaten away; The dressing draws two bowls of pus from the thigh; The flesh detaches itself to the kidneys and the shoulders. The skin is devoured by the parasites, the wounds by the gangrene. The king feels such disgust for himself that, by having his beer displayed, padded with white satin, he recommends placing the body first in a leaden coffin, so as not to soil the silk. "See, my son," said he; See where the greatness of this world ends; See what death is, and enjoy, for tomorrow you will reign. Philip II died on the 12th of September, his eyes fixed on the crucifix. [Philip II, chap. IX, vol. 4, p. 289-290, H. Forneron, 1882, Plon]
The theme is characterized by a strong Sa, located at DS; A conj. {J, V}; The MC is isolated. Death therefore occurs at the end of a very cruel illness in which chronic gout has its share and which must have become fatally complicated with sepsis and gangrene towards the end. It is not easy to isolate a hyleg insofar as certain striking points can be considered in a situation of either promise or of significance: thus Sa, which explains certain aspects of the character of Philip II:

     
Associated with a myth of succession, Saturn refers to the image of a king who never ceases to reign and whose death would have allowed royalty to incarnate in a younger king. The exceptional duration of the reign of Philip II. Nourished, at the end of his life, a whole series of writings and satirical remarks. Although they do testify to the dissatisfaction with its policy, they more fundamentally express the ancestral idea that, in order to better protect the ideal image of a royalty of divine essence, it was necessary to put an end to The exercise of the king before his physical degeneration or the birth of a conflict. One thinks of the description of Philip II made by the Venetian ambassador Nani who insists on the king's relentlessness to want to govern until his last breath without leaving room for his son. [Power in the mirror of literature in Spain in the sixteenth and seventeenth centuries, Augustin Redondo, p. 67, Presses de la Sorbonne, 2000]Some elements of the theme are contradictory: thus V is strong in principle (since in Taurus) but allied to J, rather weak (opposite Sagittarius). One could almost add, with Bertholet:

    
"Spain offers the combination of Venus and Saturn; Venus is cynical and Saturn is called Philip II "[the secrets of the Sar Pheadan Josephine]

 
I do not know, indeed, whether this author has studied the theme of Philip II., But it seems to me that the allusion is very well seen. It is also claimed that the king dressed in black towards the end of his life to attract the good graces of the planet Saturn! Anyway, see the primary directions in mundo in converse for the time of death: see above -


 bibliography :
  
- Technology and Science in Philip II's Spain, David C. Goodman, Cambridge University Press, 1988, chap. the occult sciences.
 



dimanche 2 avril 2017

Henri II

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HENRI II

31 mars 1519 (jul.) - 7h 05 - château de Saint-Germain-en-Laye 
[Henri II, Didier Le Fur, Tallandier, 2013, p. chap. II


L'heure de naissance diffère selon les auteurs : pour Argoli, 9h pm ; pour Gauricus, 19h pm ; Junctinus indique 5h 24 et Cardanus 17h pm (soit 5h matin). Garcaeus, Iud Geniturarum, 445, 19h09 ; Gadbury donne 19h 9m pm [Collectio Geniturarum, p. 23-24, Cottrel, 1661].

L'époque de la mort nous est contée par Gabriel Daniel [Histoire de France, depuis l'établissement de la monarchie françoise, dans les Gaules, tome IX, 1755, pp. 893-895]


la mort de Henri II (gravure, Peressin, 1570)

Parmi les divertissements ordinaires en ces fortes de fêtes, on ne manquait guère, surtout en France, d’y donner celui des tournois. Le roi aimait beaucoup cet exercice militaire quelque dangereux qu’il fut, parce qu’il y était extrêmement adroit. Il en fit publier un de l’espèce de ceux que l’on appelait Pas d'armes, comme on le voit par le cartel. Il devait durer trois jours, & le roi y, devait être le tenant, avec le duc de Guise, le duc de Nemours, & le prince de Ferrare, dans les lices de la rue saint Antoine.

Il soutint plusieurs assauts le premier jour avec beaucoup applaudissements, & il le fit de même le second , qui était le trentième du Juin, avec un pareil succès. Sur le soir comme on était prêt de finir, il voulut rompre encore une lance avec le comte de Montgommeri capitaine des gardes Ecossais, fils de monsieur de Lorges. La reine, comme il elle eût eu un pressentiment du malheur qui devait arriver, le conjura deux fois de ne plus courir , & l'en fit encore prier par le duc de Savoye: mais il s’obstina, & envoya une lance au comte.

Ils entrèrent tous deux en lice, coururent l’un contre l’autre, & rompirent leurs lances , de l’une desquelles un éclat passant au travers de la visière du casque du roi, lui entra fort avant dans l’œil droit. Ce coup le fit chanceler ; ses écuyers accoururent promptement pour le secourir; monsieur le Dauphin, le duc de Savoye, le cardinal de Bourbon, le connétable, & toute la cour fort alarmée, s’assemblèrent autour de lui. Il leur dit que ce n’était rien , & qu’il pardonnait à Montgommeri. Le sang qui sortait à gros bouillons par la blessure, leur en fit connaître le danger. On le transporta à son palais des Tournelles. Le peuple passant tout à coup de la joie à la plus extrême consternation, le suivit jusque-là; & chacun se retirant chez foi dans un morne silence, répandit cette triste nouvelle dans tous les quartiers de la ville.

Après que le premier appareil eut été levé, la plaie parut très-mauvaise, & en peu de jours on désespéra de la vie de ce prince. Un de ceux, que ce fâcheux contre-temps inquiétait le plus, était le duc de Savoye, parce que la cérémonie de son mariage avec la sœur du roi avait été différée jusques à ce que celle du mariage d'Elisabeth de France avec le roi d’Espagne eut été faite : & il appréhendait que le roi venant à mourir, la cour ne changeât de résolution fur ce mariage, & fur la restitution de ses états : à quoi plusieurs du conseil, & fur-tout le maréchal de Brissac, s’étaient fortement opposés. Il vint fort inquiet trouver le roi, & lui représenta de quelle conséquence il était pour lui que la chofe se conformât au plutôt. Ce prince considérant la justice de fa demande, ordonna qu’on les mariât dans fa chambre le neuvième de Juillet. Il expira le lendemain , qui était l’onzième jour depuis fa blessure , dans la quarante & unième année de son âge, &. la treizième de son règne.

FIGURE I
Le roi, dit cet historien [Brantome], ayant fait tirer son horoscope,on lui prédit qu’il serait tué en duel. Le connétable qui était présent , se moqua de cette prédiction comme d’une folie, le roi toutefois voulut que l’horoscope fut gardé, & le mit entre les mains du sieur de Laubespine secrétaire d’état. Mais il marqua par fa conduite qu’il n’y ajoutait pas grande foi ; car durant la guerre il chercha toutes les occasions possibles de joindre Charles V. qu’il haïssait personnellement, & le sujet de cette haine, était qu’étant en otage en Espagne pour le roi François I. son père , Charles V. en avait mal usé à son égard, & avait fait paraître beaucoup plus d’amitié & de considération pour le duc d’Orléans son cadet, que pour lui.

Dès que le roi eut été transporté au palais des Tournelles, le connétable se fit apporter cet horoscope par Laubespine , & l’ayant relu, il s’écria les larmes aux yeux , le roi est mort ; voilà le combat singulier où il devait périr. On prétend que ce fut le même astrologue judiciaire qui prédit au duc de Guise qu’il serait tué d'un coup par derrière, & au seigneur Descars l’accident dont il mourut, après s’être retiré chez lui en Limousin. Mais il se pourrait bien faire que ces deux dernières prédictions auraient passé pour réelles sans l’être en effet, & cela à la faveur de la première.
On consultera avec profit sur les rapports entre l'astrologue évoqué par Laubespine [il s'agit de Gauricus] et Nostradamus le site de P. Guinard [http://cura.free.fr/dico8art/703Ahen.html].
*
* *

 J'ai d'abord dressé la carte pour 5h08 ; on remarque une opp. serrée entre J et {S, V}. L'axe {M, Sa} est fort. L'hyleg est concentré en 3 points marquants qui se délitent au fur et à mesure que l'on s'éloigne de 17h pm ; l'anérète semble double : par nature Sa et par accident, eu égard à l'opp., J.

FIGURE II

En direction converse, on remarque C Sa # S (1557) ; C L # Sa 1558 et C M // V en 1559. Il n'y a pas de direction directe (soit en tout 2 directions naturelles et 1 direction accidentelle).

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* *

Si à présent, l'on dresse le thème pour 19h pm (selon la leçon de Gauricus) :
 FIGURE III

nous obtenons le thème de direction converse suivant :


 FIGURE IV

caractérisé par les directions « accidentelles » de V, compte tenu de la conformation du thème radix : C V // J et C J // V (1559) ainsi que C V # S (1560). Voyons à présent le thème de direction directe :

FIGURE V

Il est caractérisé par la présence de directions « naturelles » au sens où il s'agit de points qui sont à surveiller pour toute nativité : D Sa // L (1559) et D L # M (1560).

influence des étoiles

 Quatre étoiles, dont la disposition in mundo doit être analysée :
  • Mirach (β Andromeda) en conjonction avec Venus (23°42 Bélier) : 337°19'43"
  • Castor (α Gemini) en conjonction avec  Mars (13°33' Cancer) : 141°58'11"
  • Spica (α Virgo) en conjonction avec Jupiter (17°08' Balance) : 180° 29'57"
  • Arcturus (α Bootes) (idem à 17°31' Balance) : 211°59'02"
FIGURE VI : fixed stars in zodiaco

Voici le thème de domitude radix Campanus des étoiles :

FIGURE VII : fixed stars in mundo
  • en direction in mundo converse, on observe en 1559 la direction Lune // Castor ainsi que Soleil opposition Arcturus (où se reproduit, mais en domitude cette fois-ci la conjonction d'Arcturus avec Jupiter à 212° de domitude).
  • en direct, nous avons en 1559 la direction Soleil conjonction Mirach.; ainsi que Mars # Mirach qui s'affiche dans la même période que le rapt parallel Rp Mars | Soleil. Enfin, Saturne # Castor.
FIGURE IX
fixed stars Castor, Arcturus directed chart in mundo converse

FIGURE X
fixed stars Mirach, directed chart in mundo direct

hypothèse

1)- les étoiles apparaissent comme indicées par leur conjonction in zodiaco avec les points marquants ; on ne peut toutefois tirer d'argument in zodiaco dans leurs rapports avec les points marquants que pour autant que la conjonction persiste in mundo ;  
2)- lorsqu'on établit les rapports de domitude (cf. Fig. VII), l'hypothèse est que les étoiles conserveraient comme une empreinte de la tonalité des points marquants qui les ont indicées in zodiaco et par quoi notre attention a été sollicitée.
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The time of the death is told us by Gabriel Daniel [History of France, since the establishment of the french monarchy, in the Gauls, the volume IX, 1755, pp. 893-895]
Among the ordinary entertainments in these strong of parties, we failed gave hardly, especially in France, it that of the tournaments. King liked very much this military exercise some dangerous that it was, because it was there extremely skillful. It made it publish one of the sort of those whom we called no weapons, as we see it by the cartel. He had to last three days, and king, had to be the upholder, with the duke of Way, the duke of Nemours, and the prince of Ferrara, in the lists of the street holy Antoine.

He supported several assaults the first day with a lot applauses, and he did the same the second, who was the thirtieth of June, with a such success. On the evening as we were ready to finish, he wanted to break another lance with the count of Montgommeri captain of Scottish guards, son of sir of Lorges. The queen, as she had had a presentiment of the misfortune which had to arrive, begged him twice not to run any more, and again made him it ask by the duke of Savoye: but he persisted, and sent a lance to the count.

They entered both in the running, roamed the one against the other one, and broke their lances, of one of which a brightness passing through the visor of the helmet of king, entered him hardly before the right eye. This blow made him waddle; his riders quickly ran up to help him; sir Dauphin, duke of Savoye, the cardinal of Bourbon, the supreme commander, and all the hardly alarmed court, assembled around him. He tells them that it was nothing, and that he forgave Montgommeri. The blood which went out to big broth by the wound, made them known the danger. We transported him to the palace of Tournelles. The people crossing suddenly as the enjoyment in the most extreme consternation, followed him up to there; and each withdrawing at faith in sad one silence, spread this sad piece of news in all the districts of the city.

After the first device had been raised, the wound seemed very-bad, and in few days we despaired of the life of this prince. One of those, whom this annoying setback worried most, was the duke of Savoye, because the ceremony of its marriage with the sister of king had been postponed to in the fact that that of Elisabeth's marriage of France with king of Spain had been made: and he fear that king coming to die, the court no change of resolution fur this marriage, and for the restoration of his states: what several of the council, and for - all the marshal of Brissac, had strongly opposed. He came very worried of finding king, and represented to him of which consequence he was for him that things conform to it most rather. This prince considering the justice of the asks, urge him to marry in the room the ninth of July. He expired the next day, which was the eleventh day since his wound, in forty and first year of his age, and The thirteenth of its reign. 

King, says this historian [Brantome], having made pull his horoscope, he is predicted that he would be killed in duel. The supreme commander who was present, laughed at this prediction as at a madness, king however wanted the horoscope to be kept, and put him in the hands of the Mr. of Laubespine Secretary of State. But he marked by his conduct that he did not add it big faith; because during the war he looked for all the opportunities possible to join Charles V. that he hated personally, and the subject of this hatred, was that being in hostage in Spain for king François I. his father, Charles V. had badly used it towards him, and had published much more friendship and consideration for the duke of Orléans his younger child, that for him. As soon as king had been transported to the palace of Tournelles, the supreme commander was brought this horoscope by Laubespine, and having reviewed it, he exclaimed with tears in the eyes, king died; here is the single combat where he had to die. We claim that it was the same judicial astrologer who predicts to the duke of Way that it would be killed that all at once from behind, and to Lord Descars the accident from which he died, having withdrawn at his home in Limousin. But it would be well possible make that these last two predictions would have crossed real without the being indeed, and it thanks to the first one.

We shall consult with profit on reports between the astrologer evoked by Laubespine [it is about Gauricus] and Nostradamus the site of P. Guinard.