dimanche 2 avril 2017

Henri II

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HENRI II

31 mars 1519 (jul.) - 7h 05 - château de Saint-Germain-en-Laye 
[Henri II, Didier Le Fur, Tallandier, 2013, p. chap. II


L'heure de naissance diffère selon les auteurs : pour Argoli, 9h pm ; pour Gauricus, 19h pm ; Junctinus indique 5h 24 et Cardanus 17h pm (soit 5h matin). Garcaeus, Iud Geniturarum, 445, 19h09 ; Gadbury donne 19h 9m pm [Collectio Geniturarum, p. 23-24, Cottrel, 1661].

L'époque de la mort nous est contée par Gabriel Daniel [Histoire de France, depuis l'établissement de la monarchie françoise, dans les Gaules, tome IX, 1755, pp. 893-895]


la mort de Henri II (gravure, Peressin, 1570)

Parmi les divertissements ordinaires en ces fortes de fêtes, on ne manquait guère, surtout en France, d’y donner celui des tournois. Le roi aimait beaucoup cet exercice militaire quelque dangereux qu’il fut, parce qu’il y était extrêmement adroit. Il en fit publier un de l’espèce de ceux que l’on appelait Pas d'armes, comme on le voit par le cartel. Il devait durer trois jours, & le roi y, devait être le tenant, avec le duc de Guise, le duc de Nemours, & le prince de Ferrare, dans les lices de la rue saint Antoine.

Il soutint plusieurs assauts le premier jour avec beaucoup applaudissements, & il le fit de même le second , qui était le trentième du Juin, avec un pareil succès. Sur le soir comme on était prêt de finir, il voulut rompre encore une lance avec le comte de Montgommeri capitaine des gardes Ecossais, fils de monsieur de Lorges. La reine, comme il elle eût eu un pressentiment du malheur qui devait arriver, le conjura deux fois de ne plus courir , & l'en fit encore prier par le duc de Savoye: mais il s’obstina, & envoya une lance au comte.

Ils entrèrent tous deux en lice, coururent l’un contre l’autre, & rompirent leurs lances , de l’une desquelles un éclat passant au travers de la visière du casque du roi, lui entra fort avant dans l’œil droit. Ce coup le fit chanceler ; ses écuyers accoururent promptement pour le secourir; monsieur le Dauphin, le duc de Savoye, le cardinal de Bourbon, le connétable, & toute la cour fort alarmée, s’assemblèrent autour de lui. Il leur dit que ce n’était rien , & qu’il pardonnait à Montgommeri. Le sang qui sortait à gros bouillons par la blessure, leur en fit connaître le danger. On le transporta à son palais des Tournelles. Le peuple passant tout à coup de la joie à la plus extrême consternation, le suivit jusque-là; & chacun se retirant chez foi dans un morne silence, répandit cette triste nouvelle dans tous les quartiers de la ville.

Après que le premier appareil eut été levé, la plaie parut très-mauvaise, & en peu de jours on désespéra de la vie de ce prince. Un de ceux, que ce fâcheux contre-temps inquiétait le plus, était le duc de Savoye, parce que la cérémonie de son mariage avec la sœur du roi avait été différée jusques à ce que celle du mariage d'Elisabeth de France avec le roi d’Espagne eut été faite : & il appréhendait que le roi venant à mourir, la cour ne changeât de résolution fur ce mariage, & fur la restitution de ses états : à quoi plusieurs du conseil, & fur-tout le maréchal de Brissac, s’étaient fortement opposés. Il vint fort inquiet trouver le roi, & lui représenta de quelle conséquence il était pour lui que la chofe se conformât au plutôt. Ce prince considérant la justice de fa demande, ordonna qu’on les mariât dans fa chambre le neuvième de Juillet. Il expira le lendemain , qui était l’onzième jour depuis fa blessure , dans la quarante & unième année de son âge, &. la treizième de son règne.

FIGURE I
Le roi, dit cet historien [Brantome], ayant fait tirer son horoscope,on lui prédit qu’il serait tué en duel. Le connétable qui était présent , se moqua de cette prédiction comme d’une folie, le roi toutefois voulut que l’horoscope fut gardé, & le mit entre les mains du sieur de Laubespine secrétaire d’état. Mais il marqua par fa conduite qu’il n’y ajoutait pas grande foi ; car durant la guerre il chercha toutes les occasions possibles de joindre Charles V. qu’il haïssait personnellement, & le sujet de cette haine, était qu’étant en otage en Espagne pour le roi François I. son père , Charles V. en avait mal usé à son égard, & avait fait paraître beaucoup plus d’amitié & de considération pour le duc d’Orléans son cadet, que pour lui.

Dès que le roi eut été transporté au palais des Tournelles, le connétable se fit apporter cet horoscope par Laubespine , & l’ayant relu, il s’écria les larmes aux yeux , le roi est mort ; voilà le combat singulier où il devait périr. On prétend que ce fut le même astrologue judiciaire qui prédit au duc de Guise qu’il serait tué d'un coup par derrière, & au seigneur Descars l’accident dont il mourut, après s’être retiré chez lui en Limousin. Mais il se pourrait bien faire que ces deux dernières prédictions auraient passé pour réelles sans l’être en effet, & cela à la faveur de la première.
On consultera avec profit sur les rapports entre l'astrologue évoqué par Laubespine [il s'agit de Gauricus] et Nostradamus le site de P. Guinard [http://cura.free.fr/dico8art/703Ahen.html].
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 J'ai d'abord dressé la carte pour 5h08 ; on remarque une opp. serrée entre J et {S, V}. L'axe {M, Sa} est fort. L'hyleg est concentré en 3 points marquants qui se délitent au fur et à mesure que l'on s'éloigne de 17h pm ; l'anérète semble double : par nature Sa et par accident, eu égard à l'opp., J.

FIGURE II

En direction converse, on remarque C Sa # S (1557) ; C L # Sa 1558 et C M // V en 1559. Il n'y a pas de direction directe (soit en tout 2 directions naturelles et 1 direction accidentelle).

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Si à présent, l'on dresse le thème pour 19h pm (selon la leçon de Gauricus) :
 FIGURE III

nous obtenons le thème de direction converse suivant :


 FIGURE IV

caractérisé par les directions « accidentelles » de V, compte tenu de la conformation du thème radix : C V // J et C J // V (1559) ainsi que C V # S (1560). Voyons à présent le thème de direction directe :

FIGURE V

Il est caractérisé par la présence de directions « naturelles » au sens où il s'agit de points qui sont à surveiller pour toute nativité : D Sa // L (1559) et D L # M (1560).

influence des étoiles

 Quatre étoiles, dont la disposition in mundo doit être analysée :
  • Mirach (β Andromeda) en conjonction avec Venus (23°42 Bélier) : 337°19'43"
  • Castor (α Gemini) en conjonction avec  Mars (13°33' Cancer) : 141°58'11"
  • Spica (α Virgo) en conjonction avec Jupiter (17°08' Balance) : 180° 29'57"
  • Arcturus (α Bootes) (idem à 17°31' Balance) : 211°59'02"
FIGURE VI : fixed stars in zodiaco

Voici le thème de domitude radix Campanus des étoiles :

FIGURE VII : fixed stars in mundo
  • en direction in mundo converse, on observe en 1559 la direction Lune // Castor ainsi que Soleil opposition Arcturus (où se reproduit, mais en domitude cette fois-ci la conjonction d'Arcturus avec Jupiter à 212° de domitude).
  • en direct, nous avons en 1559 la direction Soleil conjonction Mirach.; ainsi que Mars # Mirach qui s'affiche dans la même période que le rapt parallel Rp Mars | Soleil. Enfin, Saturne # Castor.
FIGURE IX
fixed stars Castor, Arcturus directed chart in mundo converse

FIGURE X
fixed stars Mirach, directed chart in mundo direct

hypothèse

1)- les étoiles apparaissent comme indicées par leur conjonction in zodiaco avec les points marquants ; on ne peut toutefois tirer d'argument in zodiaco dans leurs rapports avec les points marquants que pour autant que la conjonction persiste in mundo ;  
2)- lorsqu'on établit les rapports de domitude (cf. Fig. VII), l'hypothèse est que les étoiles conserveraient comme une empreinte de la tonalité des points marquants qui les ont indicées in zodiaco et par quoi notre attention a été sollicitée.
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The time of the death is told us by Gabriel Daniel [History of France, since the establishment of the french monarchy, in the Gauls, the volume IX, 1755, pp. 893-895]
Among the ordinary entertainments in these strong of parties, we failed gave hardly, especially in France, it that of the tournaments. King liked very much this military exercise some dangerous that it was, because it was there extremely skillful. It made it publish one of the sort of those whom we called no weapons, as we see it by the cartel. He had to last three days, and king, had to be the upholder, with the duke of Way, the duke of Nemours, and the prince of Ferrara, in the lists of the street holy Antoine.

He supported several assaults the first day with a lot applauses, and he did the same the second, who was the thirtieth of June, with a such success. On the evening as we were ready to finish, he wanted to break another lance with the count of Montgommeri captain of Scottish guards, son of sir of Lorges. The queen, as she had had a presentiment of the misfortune which had to arrive, begged him twice not to run any more, and again made him it ask by the duke of Savoye: but he persisted, and sent a lance to the count.

They entered both in the running, roamed the one against the other one, and broke their lances, of one of which a brightness passing through the visor of the helmet of king, entered him hardly before the right eye. This blow made him waddle; his riders quickly ran up to help him; sir Dauphin, duke of Savoye, the cardinal of Bourbon, the supreme commander, and all the hardly alarmed court, assembled around him. He tells them that it was nothing, and that he forgave Montgommeri. The blood which went out to big broth by the wound, made them known the danger. We transported him to the palace of Tournelles. The people crossing suddenly as the enjoyment in the most extreme consternation, followed him up to there; and each withdrawing at faith in sad one silence, spread this sad piece of news in all the districts of the city.

After the first device had been raised, the wound seemed very-bad, and in few days we despaired of the life of this prince. One of those, whom this annoying setback worried most, was the duke of Savoye, because the ceremony of its marriage with the sister of king had been postponed to in the fact that that of Elisabeth's marriage of France with king of Spain had been made: and he fear that king coming to die, the court no change of resolution fur this marriage, and for the restoration of his states: what several of the council, and for - all the marshal of Brissac, had strongly opposed. He came very worried of finding king, and represented to him of which consequence he was for him that things conform to it most rather. This prince considering the justice of the asks, urge him to marry in the room the ninth of July. He expired the next day, which was the eleventh day since his wound, in forty and first year of his age, and The thirteenth of its reign. 

King, says this historian [Brantome], having made pull his horoscope, he is predicted that he would be killed in duel. The supreme commander who was present, laughed at this prediction as at a madness, king however wanted the horoscope to be kept, and put him in the hands of the Mr. of Laubespine Secretary of State. But he marked by his conduct that he did not add it big faith; because during the war he looked for all the opportunities possible to join Charles V. that he hated personally, and the subject of this hatred, was that being in hostage in Spain for king François I. his father, Charles V. had badly used it towards him, and had published much more friendship and consideration for the duke of Orléans his younger child, that for him. As soon as king had been transported to the palace of Tournelles, the supreme commander was brought this horoscope by Laubespine, and having reviewed it, he exclaimed with tears in the eyes, king died; here is the single combat where he had to die. We claim that it was the same judicial astrologer who predicts to the duke of Way that it would be killed that all at once from behind, and to Lord Descars the accident from which he died, having withdrawn at his home in Limousin. But it would be well possible make that these last two predictions would have crossed real without the being indeed, and it thanks to the first one.

We shall consult with profit on reports between the astrologer evoked by Laubespine [it is about Gauricus] and Nostradamus the site of P. Guinard.
 

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